Le rêve

Le rêve

Auteur : Emile Zola

Editions Livre de poche

Paru en 1971

Genre : Classique

 

Vous pouvez voir la couverture de ce roman d’Emile Zola, dans l’édition que j’ai récupéré à la droite… Ça vous donne envie de le lire? Non? Ben moi non plus! Mais pour le challenge 1 couverture = 1 couleur, il me fallait lire un livre rose, c’était presque le seul dans ma PAL (en fait, il y en a un deuxième mais que j’avais encore moins envie de lire!). Bon, et puis, c’est du Zola! J’ai beaucoup aimé Au bonheur des dames et Germinal, Le rêve est un autre Rougon-Macquart… Alors il ne faut jamais juger un livre à sa couverture, alors j’y suis allée toute confiante… Mais non! Clairement, ça ne l’a pas fait.

C’est l’histoire s’une jeune fille orpheline qui est recueillie par des petits brodeurs. Angélique n’a pas eu une vie facile, elle est passée de famille en famille et a fini par s’enfuir, sa dernière famille l’a maltraitant. Elle s’est alors réfugiée au pied de la cathédrale de Beaumont et s’est pris d’affection pour les saintes représentées sur les vitraux. C’est là que l’ont trouvé Hubert et Hubertine, ses futurs parents adoptifs. Son caractère reste passionnée et elle se prend à rêver d’un amour naissant entre un riche et beau jeune homme et elle-même.

Ce roman est court! Et pourtant j’ai sauté des passages entiers. Quel ennui lorsqu’on se lance dans l’encyclopédie des saintes. Il y a des pages et des pages sur les écritures saintes dans lesquelles les saintes sont énumérées une à une… Certes la petite Angélique est passionnée, on le comprend. Son plongeon dans les écritures saintes est certes bien décrit, mais fallait-il en mettre une tartine pareille? Avec des passages en vieux françois qu’on ne comprend absolument pas… Bref, j’ai sauté des pages oui, mais franchement, cela ne m’a pas empêché de suivre l’intrigue ni de cerner les personnages.

Le deuxième gros point noir qui ne m’a absolument pas plu dans ce roman, c’est qu’il ne se passe presque rien. C’est un rêve, contemplatif donc. Mais en 350 pages, on pourrait tout de même espérer qu’il y ait un peu plus d’événements que ce qu’on en voit. On atteint l’apogée du roman à peu près au milieu, Angélique rencontre trois fois Félicien, puis plus rien. Avant, elle est plongée dans les écritures saintes (je ne vais pas m’étendre sur l’ennui mortel que j’ai ressenti à ce moment) et après, elle attend, enfermée chez elle, plongée dans ses pensées (Ô combien ennuyantes aussi).

Malgré tout, il y a des passages pleins de poésie. L’écriture de Zola est comme toujours absolument enchanteresse et emporte le lecteur, même s’il n’a que peu d’intérêt pour ce qui s’y passe. J’ai aimé la description de Beaumont sous la neige, j’ai aimé la scène où Angélique lave le linge, j’ai aimé celle où ils courent après le linge qui s’envole… Mais trois passages, cela ne suffit pas pour rattraper le reste du roman.

En bref,

Je n’ai pas du tout apprécié ma lecture! Je me suis ennuyée et je n’ai vu que peu d’intérêt à cette histoire. L’écriture de Zola est comme toujours agréable, fluide, poétique, mais cela ne suffit pas si le fond ne tient pas la route. Reste que les élans passionnés d’Angélique étaient très bien retranscrits par une écriture envolée, mais j’ai trouvé cette surenchère assez désagréable au final. La fin était pour moi aussi, d’un cliché absolu. Bref, un livre que je ne garderai pas en mémoire et que je ne conseillerai pas, d’autant plus que d’autres ouvrages de Zola sont tellement plus, mais tellement plus intéressants à découvrir!

Ma note : 1/5

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