Les intrus

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Les intrus

Auteur : Lauren Oliver

Editions Hachette

Paru en 2015

Genre : Fantastique

 

J’ai un aveu à faire. Il n’est pas trop honteux, mais un peu quand même. J’adore Joséphine Ange Gardien. Oui, vous savez cette série TV française qui regorge de bons sentiments, de happy end et généralement réputée comme niaise. Oui, je l’aime, car cela fait du bien au moral. Quand on rentre du travail, quand on écouté les infos (forcément mauvaises), et bien des fois on a envie de quelque chose qui va rebooster le moral. Et voilà, Joséphine l’Ange gardien, c’est mon petit bonbon pour me redonner la pêche.  Alors pourquoi je vous raconte tout ça? Car après avoir lu « les intrus » de Lauren Oliver, il a fallu que je fasse une énoooooooooorme cure de Mimi Mathy. Et j’aimerais arrêter là ma chronique pour éviter de me faire mal en replongeant dans mes souvenirs de lecture, mais pour être juste, il faut que je développe un peu mon avis. Alors… pffff… c’est parti…

À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Bon soyons honnête, tout n’est pas à jeter dans ce livre. Pour preuve, je suis allée jusqu’au bout! L’idée de base est très sympathique mais je la trouve insuffisamment exploitée. Se mettre du côté des fantômes qui observe les humains d’aujourd’hui en se remémorant leurs histoires passées, c’est une super bonne idée. C’était une super bonne occasion de mettre en relation des époques différentes, de montrer que les préoccupations humaines sont semblables malgré des contextes différents. L’auteur fait un petit pas dans cette direction, mais je trouve qu’il n’explore pas cette possibilité suffisamment. Au lieu de quoi, il brosse des parcours très particuliers sans pour autant faire des liens entre le passé et le présent. Je trouve que c’est dommage, une vraie occasion manquée, en tout cas, pour ma part. Mais les parcours de chacun sont très intéressants.

Pour l’ambiance, on est très loin de l’atmosphère angoissante d’une maison hantée. Il y a en fait, très peu d’interactions entre les esprits et les humains, si ce n’est vers la fin. Mais du coup, on ne peut pas dire qu’on frissonne à chaque page. Ce ne m’aurait pas dérangé plus que ça si ce n’est cette sensation de malaise permanente que j’ai ressentie. Je suis restée 384 pages en apnée tellement l’atmosphère était nauséabonde. J’espérais à chaque page avoir une petite bouffée d’air, de quoi sourire un peu, me réjouir, mais cela n’est jamais arrivé. Il faut dire que TOUS les personnages sont torturés, beaucoup ont des comportements terribles : la mère nymphomane, le frère suicidaire, la mère alcoolique et irresponsable, le fantôme agressif,… Bref, même si certains ont un petit côté touchant, j’aurais aimé avoir quelques scènes sympathiques au milieu de cette débauche d’événements horribles. J’aime les drames, mais j’aime aussi avoir un brin d’espoir auquel me raccrocher.

Au niveau de l’écriture, j’ai eu du mal à m’habituer au début. J’ai trouver certaines phrases longues et tirées par les cheveux. Mais une fois que je me suis habituée à son style, c’est passé crème.

En bref,

Dur, dur pour ce roman que j’ai eu du mal à digérer. Les événements qui ont rythmés ma lecture m’ont mis de plus en plus mal à l’aise. Un goût amer m’est resté dans la bouche et pourtant j’avais énormément accroché avec l’idée de base. Le style de l’auteur ne m’a pas non plus déplu, c’est juste qu’il est allé dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas et que je n’ai pas forcément apprécié. Les intrus, n’était vraiment pas pour moi.

Ma note : 2/5

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