La geste d’Alban, tome 1 : L’enfant-monstre

La geste d’Alban, tome 1 : L’enfant-monstre

Auteur : Jean-Luc Marcastel

Editions Nouvel Angle

Paru en 2011

Genre : Jeunesse, Fantasy

C’est ma petite binômette TheHermit qui m’a choisi ce livre fort sympathique pour m’aider à avancer sur ma découverte des auteurs présents à Trolls et Légende (oui, le festival est passé, mais j’ai pris un peu de retard sur l’écriture de mes chroniques)! Je n’étais pas spécialement attirée par la couverture, mais ça, c’était avant que je l’ai entre les mains! La couverture est juste superbe avec une diversité de texture et de relief fort sympathique. Et le dessin est vraiment très joli. Et l’illustrateur Jean-Matthias Xavier en réserve pas mal DANS le livre. Ils sont tous sublimes, mais mes préférés sont ceux qui illustrent les Bestes. Si vous êtes curieux, je vous invite fortement à aller voir son blog qui présente un peu son travail, vous serez charmés à coup sûr!

Les Maljours s’achèvent à peine, la lumière caresse timidement les terres d’Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes
en un combat sans merci. C’est en cet âge sombre que nait Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens après la mort de son père, il va, toujours masqué pour dissimuler son visage aux autres hommes…
Alban deviendra pourtant le plus fameux des Traquebestes de son temps, un héros dont le nom restera, dans tous les cœurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d’épreuves terribles, de violence et de merveilles, il rencontrera l’amitié et peut être l’amour, la trahison et le vrai visage du mal qui se répand sur les Terres d’Oc, pour enfin trouver son combat et tailler sa place en ce monde.

Jean-Luc Marcastel est un troubadour. Et pour l’avoir rencontré au festival Trolls et légendes, je crois qu’il l’a vraiment été dans une vie antérieure et que cela rejaillit dans cette vie-ci. Très franchement, il sait raconter autant à l’écrit qu’à l’oral. Il t’accroche, tisse sa toile autour de toi et tu en peux t’en sortir que quand il a décidé de te lâcher. D’ailleurs, en le rencontrant en chair et en os, il m’a tellement bien parlé de tous ses livres que j’ai maintenant une envie dingue de tous les acheter (*tristesse du porte-monnaie*)!! Et bien dans La Geste d’Alban, c’est pareil : il commence par t’interpeller (je ne suis pas une grande fan des narrateurs qui parlent aux lecteurs, mais pour le coup cela a fonctionné), te fait un prologue qui, tant par le contenu que par la forme te fait saliver et PAF t’es fichu, il t’a déjà sous son contrôle. Et d’ailleurs il en joue très bien jusque la fin du livre puisqu’il te fait un méga flashback à un moment pire que critique (c’est très méchant ça!) et à la fin du livre il dit simplement « héhé va voir le second livre si tu veux savoir » (ça c’est sadique!). Du coup, la plume de l’auteur m’a envouté. J’ai aimé le style à la médiévale (mais pas médiéval hardcore qu’on comprend rien). Il met aussi une touche d’humour qui est plutôt rafraichissante malgré les situations dramatiques dans lesquels on se plonge.

Au niveau de l’histoire, on pourrait penser que c’est relativement banal : un petit bonhomme, adolescent, rejeté de la société va devoir tracer sa route et certainement lutter contre les forces obscures. Alors oui, vous avez raison. Mais alors pour ma part, Alban a fait des choix aux antipodes de ce que j’attendais parfois et ça, c’est super intéressant. J’aime quand les personnages ne m’écoutent pas (oui car je parle à mes livres… J’ai l’air d’une pauvre folle, mais je le vis bien) et n’en font qu’à leur tête. Du coup, on va de surprise en surprise et c’est topissime. Et puis, le background, je le trouve vraiment original. Cette histoire de brèche et SURTOUT, de malebestes qui ne sont pas maléfiques.

Les thèmes repris par Jean-Luc Marcastel dans ce livre me touchent particulièrement. Il parle avant tout de tolérance. Il n’y a pas de manichéisme dans son roman. Alban n’est pas parfait, il a une part sombre en lui, même s’il fait ce qu’il peut pour être meilleur. Mais les ennemis ne sont pas non plus mauvais en soi. Et cela incite à une réflexion profonde sur les raisons des actes de chacun. La thématique de l’authenticité et de l’acceptation de soi est aussi très largement abordé. Un thème qui n’est jamais trop abordé avec les adolescents qui cherchent généralement à entrer dans un groupe, quitte à effacer une partie de sa personnalité. Le mal-être lié à cet âge très particulier où les regards des autres et de soi-même changent, commence par là. Et puis, nous même, adultes, nous ne sommes pas tout le temps vrais, alors une piqûre de rappel ne peut pas faire de mal.

Je me suis très légèrement laissée emporter (léger, léger), alors il est temps de conclure. Un petit mot pour la fin : a priori le tome 3 n’est pas prêt d’être édité. Alors si vous aussi vous aimez La geste d’Alban, faites avec moi le piquet de grève devant la maison d’édition (ou plutôt fictivement devant votre ordinateur) pour avoir la suite!

En bref,

J’ai aimé ce livre. J’ai aimé la plume, j’ai aimé l’univers, j’ai aimé les messages qu’il fait passer. En fait, c’est vraiment pas passé loin du coup de cœur. Et d’ailleurs, je ne sais pas vraiment pourquoi ce n’est pas un coup de cœur. Peut-être à cause de Lop (vous comprendrez si vous êtes aussi sensibles que moi)? A priori, j’ai marqué en le lisant qu’il y avait quelques longueurs, mais je vous avoue que je ne m’en souviens plus du tout… Ça ne m’a donc pas plus marqué que ça.

Ma note : 4/5

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