L’adoption et End

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L’adoption t1 & 2                                                                                    End t1

Zidrou et Arnaud Monin                             Barbara Canepa et Anna Merli

Editions Bamboo (Grand Angle)              Editions Soleil (Métamorphose)

Paru en 2016-2017                                                                        Paru en 2012

 

Voici un petit point sur les BD L’adoption et End. Pour le premier, acheté sur un coup de tête (et après avoir lu le premier tome, j’ai couru acheté le deuxième tome). Pour le second emprunté à ma chère cousine (et fortement attirée par le design de la couverture et de la quatrième de couverture).

Résumé de L’adoption :

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

Deux ouvrages de pure émotion. Vraiment cette liaison qui se noue entre Qinaya et Gabriel, c’est tendre, émouvant, doux, parfait! Je ne vais pas vous dire qu’il se passe des milliers de choses dans cette BD, car ce serait vous mentir. Non, au contraire, on vous conte le quotidien, mais d’une manière tellement belle qu’on ne peut être que charmé! La fin du premier tome est très étonnant et… Non, je ne vous dirai pas ce que j’ai ressenti car je n’aimerais pas vous laisser ne serait-ce qu’un seul petit indice. Franchissez le pas, lisez cette BD elle vaut vraiment le détour.

Le deuxième tome aborde d’autres thèmes, cette fois-ci, le ton est un peu plus dur, mais la douceur reste quand même l’écrin principal de l’histoire. J’ai été tout autant touchée par ce récit, même si certains lecteurs pourraient regretter le changement de thème. Moi j’ai trouvé chaque mot utilisé avec justesse et c’est beau. En lisant cette histoire, j’ai sourit, avec un soupçon d’amertume dans la bouche… Bref, une sensation que l’on peut ressentir au quotidien lorsqu’on vit quelque chose de magnifique avec un fond d’espoir déçu.

En bref, deux énormes coups de coeur pour ces BD qui sont différentes et complémentaires. Au passage : les dessins sont sublimes.

Ma note : 5/5

Résumé de End :

Imaginez…
Si le monde autour de vous jamais ne se mouvait.
Si le murmure du vent et le chuchotement de la pluie se répétaient inexorablement dans leur devenir monotone…
Si le silence, souverain, régnait jusqu’à ce que l’invisible ne soit vôtre…
Tel est mon univers.
Un monde où la berceuse du temps a cessé d’entonner sa complainte.
Un monde anémié, privé de toutes couleurs, où les esprits et les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âge…
J’ai 13 ans.
Elisabeth est mon nom.
Mes cheveux sont blancs comme la vie.
Si le cœur vous en dit, vous pourrez me rencontrer.
Mais pour cela, il vous faudra mourir….

GOTHIQUE. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je veux parler de cette BD. Ce qui m’a attiré en tout premier lieu, c’est la qualité du dessin et des compositions, et là-dessus, je n’ai clairement pas été déçue. C’est sombre, mais absolument magnifique. C’est un vrai régal pour les yeux et rien que pour ça, je ne regrette pas de l’avoir ouvert.

Par contre, pour ce qui est de l’histoire, je n’ai pas été emballée. Il faut dire que c’est très complexe et surtout que je n’ai toujours pas compris où est-ce que l’autrice voulait m’emmener… Je me suis posée énormément de question tout au long de ma lecture et force est de constatée que je n’ai eu aucune réponse. C’était même pire car au fur et à mesure, des détails encore plus mystérieux s’ajoutaient. 

En bref, beaucoup de mystères, pas beaucoup de réponses. Mais des dessins absolument fabuleux avec une ambiance sombre. La question est : y aura-t-il une suite? Et est-ce que ma cousine l’achètera? (Car dans ce cas, je lui emprunterai aussi huhu) Pour la note, j’hésitais entre 3 et 4, mais la qualité du dessin gomme vraiment les défauts du scénario à mes yeux.

Ma note : 4/5

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Les highlanders, tome 6 : La punition d’Adam Black

Adam Black

Les highlanders, tome 6 : La punition d’Adam Black

Auteur : Karen Marie Moning

Editions J’ai lu

Paru en 2005

Genre  : Romance, Fantastique

 

C’est ma petite binômette Cécily qui m’a choisi cette lecture et je l’en remercie grandement car cela m’a permis de découvrir une autrice, découvrir un genre littéraire et aussi d’avancer dans mon challenge 17 auteurs. A savoir qu’il est possible de lire chaque tome de cette saga séparément puisqu’on parle à chaque fois d’un couple différent. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas lu les autres tomes de la série et cela ne m’a gêné aucunement pour la compréhension de cette histoire.

Connu pour être le plus dangereux des Faës, Adam Black a cette fois dépassé la mesure. Pour le punir de son insoumission, la reine Aoibheal l’a privé de ses pouvoirs et de son immortalité. Adam enrage ! Au moins demeure-t-il invisible aux yeux des humains… Enfin, pas tous. Certains ont un don de clairvoyance. Par exemple, cette avocate irlandaise, Gabby O’Callaghan, qui a tout de suite repéré dans ce square de Cincinnati le géant aux longs cheveux noirs. Au premier regard échangé, chacun a compris qui était l’autre. Puis la jeune femme a pris la fuite, terrifiée. Mais Adam la retrouvera, en dépit de ses ennemis décidés à profiter de son infortune pour l’anéantir. Oui, il retrouvera cette diablesse aux yeux verts. Ce jour-là, il en est sûr, il goûtera aux voluptés inconnues qu’elle seule peut lui offrir…

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Le diable au corps

Le diable au corps

Le diable au corps

Auteur : Raymond Radiguet

Editions Le livre de poche

Paru en 1976

Genre  : Romance, Classique

 

Le diable au corps est issu de la bibliothèque des livres empoussiérés et dédaignés par la lectrice-qui-a-peur-des-classiques que je suis. Mais ces derniers temps, j’essaie de diminuer cette pile à lire très particulière grâce aux livres audio (gratuits tant qu’à faire) et à mes longues heures de route pour le boulot. Cette fois-ci, j’avais le choix entre « Le diable au corps » et « Le rouge et le noir »… Et je vais être honnête, la longueur de l’écoute du deuxième a fait penché la balance pour le premier. Mais globalement, ce sont deux classiques qui me faisaient bien envie, l’un parce que je l’ai déjà lu à l’école et je me rappelle l’avoir aimé et l’autre car j’en ai entendu de bonnes critiques. Quoiqu’il en soit, je suis partie sur « Le diable au corps », écoute courte, mais intense que je recommande vraiment pour qui aiment le thème de l’amour (réaliste) adolescent : passionné, cruel, intense et terrible.

Ah ! que la guerre est jolie quand on a quinze ans et que l’on aime ! Sur les bords de la Marne, tandis que tonne le canon, ils s’aiment, en effet, de passion coupable. Lui, un peu veule, à peine sorti de l’adolescence, nourri de Rimbaud, épris de liberté. Elle, déjà femme, risquant l’impossible du haut de ses 19 ans. Tous deux ivres de ce printemps assassin de 1917. Marthe vient juste de se marier ; Jacques, son époux, est au front. Le tromper au grand jour, c’est pousser trop loin l’inconscience, la trahison, le scandale… Et lorsque survient la promesse d’un enfant, l’amant s’éclipse comme un gamin aux prises avec une aventure d’homme… Comme les roses n’ont qu’une saison, il en est de même de l’amour. Un destin tragique, celui de Radiguet !

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Contes de Perrault

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Contes

Auteur : Perrault

Editions Folio Classique

Paru en 1697

Genre  : Conte, Classique

 

J’adore les contes de Perrault!!! Enfin, je les aime beaucoup quand ils sont adaptés en films Disney… Mais très clairement, je ne connaissais pas les histoires originales. Alors j’ai sauté l’occasion de n’avoir plus rien à écouter dans ma voiture pour me lancer dedans.

Mon édition regroupe les contes suivants : Griselidis, Peau d’âne, Les souhaits ridicules, La belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, Barbe bleue, Le chat botté, Les fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, La métamorphose d’Orante, La peinture et Le labyrinthe de Versailles.

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Ma PAL d’été 2017

Voilà quelques jours que j’ai ressorti les petites robes et que cela ne suffit pas pour me rafraichir l’après-midi. Bienvenue en été!

Les mois de Printemps sont passés tellement vite!!! Malgré le gros fail de ma PAL de Printemps (je n’aurais lu que deux romans sur les six qui la composait). J’avais quand même envie de me concocter une petite PAL d’été dans laquelle piocher. Alors clairement, ma bibliothèque ne comporte pas beaucoup de romans feel-good ou de romances qui seraient tout indiqué pour l’été. Mais j’ai quand même quelques envies particulières pour cet été. Lire la suite

La reine du Tearling, tome 1

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La reine du Tearling, tome 1

 

Auteur : Erika Johansen

 

Editions JC Lattès

 

Paru en 2016

 

Genre : Fantasy

 

 

J’ai lu un livre entré récemment dans ma PAL. Même très récemment puisque c’était le plus récent comme me l’imposait le challenge consignes. Et bonne pioche, j’avais vraiment très envie de le lire! Je l’ai rangé dans le genre fantasy, mais euh… Si je devais le décrire, ce serait de la fantasy médiévale science-fiction post-apocalyptique… Oui, étrange! Très étrange!

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.
Erika Johansen nous entraîne dans une épopée flamboyante où une jeune princesse insoumise devra lutter pour monter sur le trône.

Le début de ce roman m’a fortement déboussolé. Avant que Kelsea n’arrive enfin au Donjon (soit une centaine de pages), Kelsea ne cesse de poser des questions, sans voir aucune réponse. Je suppose que l’auteur a voulu, par ce biais, faire monter la tension. Mais franchement, cela m’a un peu agacée. J’avais plutôt l’impression de pédaler dans la semoule. Par contre, par la suite, il y a énormément d’actions, donc on ne s’ennuie plus du tout jusqu’au final où il y a une grosse bataille, spectaculaire avec plein d’effets spéciaux (bon d’accord, ça ne se dit pas vraiment pour un livre, mais vous comprenez l’idée). Bon manque de bol, moi cela ne me fait ni chaud, ni froid. Je préfère les retournements de situation un peu plus fins et retors… Mais soit, pourquoi pas… Et cela amène des perspectives intéressantes pour le développement du personnage de Kelsea pour la suite de la saga.

Les personnages sont sympathiques. J’ai bien aimé Kelsea, qui n’est pas exempte de défauts. C’est une héroïne avec des idées fortes, même si elle est impulsive et pas forte physiquement. J’ai aussi apprécié certains personnages secondaires, j’attends que Erika Johansen les développe un peu plus. Pour l’instant, ils sont juste tous très mystérieux, mais à la longue, tous ces mystères m’ont plutôt agacés. J’ai l’impression de n’avoir eu aucune clef de compréhension et j’ai terminé le roman dans le brouillard complet.

D’autant plus que le background étrange n’apporte pas grand chose (si ce n’est la possibilité pour l’auteur d’utiliser d’utiliser des termes modernes et faire référence à des technologies avancées). Ah oui, je ne vous ai pas décrit le background : l’humanité a fait face à une espèce d’apocalypse, ils sont tous monté sur un gros bateau, en embarquant peu de matériel et ont atterri sur de nouvelles terres où ils ont fondé le Tearling. Mais comme les terres ne regorgent pas de beaucoup de matériaux de base, en gros, tout le monde est retombé à l’époque moyen-âgeuse… Voilà, voilà… Ce background me parait très obscur. Je ne comprends pas pourquoi avoir opté pour une monarchie, pourquoi le pays n’est pas plus développé (notamment parce que les connaissances et le savoir-faire, ils ne peuvent pas les avoir laissé derrière eux)… Bref, c’est une thèse comme une autre, mais il me faut plus d’explications pour que je puisse la juger possible et je suis très curieuse d’en apprendre plus sur les idées de l’autrice.

J’ai quand même aimé beaucoup de choses dans ce roman. Tout d’abord, la plume d’Erika Johansen, qui n’a rien d’exceptionnelle mais qui se lit bien. J’ai aussi aimé les thématiques abordées : l’importance de l’éducation, de la culture, la lutte contre les abus de pouvoirs, de l’esclavagisme, etc. Bon après, tout cela n’a pu être que survolé, mais j’ai vraiment hâte de voir quels leviers Kelsea va utiliser pour redresser la barre au niveau de son royaume. En fait, l’aspect politique et social me donne vraiment envie de découvrir la suite, mais du coup, j’en attends énormément! Bien plus que ce que l’autrice donne dans son texte pour le moment.

En bref,

J’ai bien aimé ce premier tome, mais je trouve que l’autrice a mis en place trop de mystères et ne répond à aucune des questions que le lecteur peut se poser. Je pense qu’elle a beaucoup d’idées, mais tout ceci m’a l’air très brouillon dans le premier tome. J’attends vraiment énormément de la suite autant sur le plan du développement des personnages, de l’explication de l’histoire du Tearling, mais aussi de la mise en place de la nouvelle politique.

Ma note : 3/5

Tristan et Iseult

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Tristan et Iseult

Auteur : Anonyme

Editions Le livre de poche

Paru en ???

Genre  : Romance, Classique

 

Je connaissais le nom de Tristan et Iseult et leur réputation d’amoureux maudits, mais pas l’histoire originelle. Alors il me paraissait essentiel pour ma culture perso de lire ce classique de chez classique. Je m’attendais à une grande romance, très romantique et dramatique et à vrai dire j’ai été un poil déçu.

Pour reconstituer l’histoire des deux amants les plus célèbres de la littérature, il a fallu plonger aux origines de la légende, qui serait apparue autour du VIIe siècle, et rassembler les fragments de poèmes du XIIe, ceux de Béroul, de Thomas, puis de quelques autres. Ainsi nous est parvenue, ici interprétée par le poète Pierre Dalle Nogare, l’incomparable  » estoire  » de Tristan et Iseut, victimes d’un philtre magique et unis par une passion fatale. Amour, destruction et mort, le mystérieux breuvage scelle un destin tragique. Car Iseut la Blonde est mariée au roi de Cornouailles, le généreux Marc, et Tristan, pour tenter d’échapper au destin, épouse Iseut aux blanches mains. Et la légende est magnifique. Car la geste de Tristan, émouvante et terriblement humaine, n’est rien d’autre que la première version de l’éternel roman de la passion illégitime et impossible.

Alors, déjà, pour la romance véritable et tragique, j’ai été déçue de lire que l’amour entre Tristan et Iseult est issue d’un philtre d’amour. Du coup, cela en devient beaucoup moins romantique. Ce n’est pas ce que j’appelle de l’amour véritable et cela ternit un peu tous les actes héroïques ou de sacrifice des deux personnages principaux.

Au niveau de l’intrigue, je trouve que cela est vraiment répétitif. Iseult est inaccessible, Tristan se déguise, retrouve Iseult et il se passe un problème et PAF ils sont re-séparés… Bref, je n’ai pas eu de petit frisson lors de ma lecture et ceci est amplifié par la narration spécifique aux contes : c’est écrit uniquement d’un point de vue extérieur. Cela donne quelque chose d’assez froid et factuel. Qui plus est, avec cette narration, on entre très peu dans la tête des deux héros et j’ai eu vraiment du mal à m’attacher à eux.

Après, il faut se souvenir de l’époque à laquelle cela a été écrit. C’est tout de même admirable pour un récit de l’époque. Une vraie tragédie avant l’heure…

En bref,

Je n’ai pas totalement été emballée par ce conte. La narration est trop froide et les personnages un peu trop lointain. Et on m’avait promis du romantisme à foison, mais le contexte magique ternit vraiment la beauté des gestes des deux héros. Après, ce n’était pas totalement désagréable, mais j’ai été déçue par cette lecture.

Ma note : 2/5