Fahrenheit 451

 fahrenheit 451

Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury

Editions Folio SF (2000)

Paru en 1973

Genre  : Science-Fiction

Cela faisait un moment que ce livre trônait dans ma PAL prioritaire. Et voilà, j’avais envie d’un petit SF, alors je l’ai proposé en lecture commune sur le forum Club de Lecture et il a remporté l’adhésion d’un petit groupe de lecteurs. De quoi enfin l’ouvrir et y jeter un œil. C’était une bonne découverte, même si la grande ressemblance avec 1983 de George Orwell m’a étonné et parfois un peu embêtée. Alors si vous voulez voir mon avis, hop hop hop, lisez la suite de cet article!

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

1983 de George Orwell est un livre que j’ai lu au moment où j’ai découvert avec délice 1Q83 de Haruki Murakami. Ces deux œuvres n’ont pas été présentées sur ce blog car antérieures à la création de mon blog. Et pourtant, mon ressenti lors de la lecture, leurs histoires, les réflexions qu’elles m’ont amenées sont toujours bien présentes dans mon esprit. Cela montre à quel point ces livre sont bien fait leur job car je suis une vraie mémoire de poisson rouge et je ne me rappelle même plus de toutes mes lectures du début d’année… C’est pour dire. Mais 1983 m’avait profondément marqué tant par la dystopie qu’elle présentait que par l’ambiance, si particulière qu’il dégageait. Et force est de constater que Fahrenheit 451 s’en rapproche terriblement! Cela m’a un peu dérangée car quand je lis un livre j’aime bien découvrir de nouveaux mondes, des avis tranchés et différents et j’aime me faire surprendre. Pourtant, il y a vraiment beaucoup trop de similitudes pour avoir l’impression d’un simple hommage. Pour moi ces deux romans disent presque la même chose à une petite différence prêt : Orwell traite de la destruction du langage, Bradbury traite de la disparition des transcriptions écrites. Mais dans les deux cas, cela aboutit à une même forme de contrôle via la pensée unique. En tout cas, ça c’est pour la base, la suite évolue un peu différemment selon le récit.

Au niveau de l’ambiance, j’ai été face à des choses presque similaires. L’effacement des réflexions personnelles nous laisse face à une population complétement vide.C’est à la fois troublant et angoissant. L’ambiance est assez lourde et j’ai eu un peu pitié des personnages qui essayaient de se débattre dans ces situations presque sans espoir. D’ailleurs leurs petits actes de résistance semblent bien vain face à la prédominance écrasante du système mis en place par la société. Mais c’est justement cette ambiance qui m’a tenu en haleine. J’ai eu peur jusqu’au bout pour les personnages.

J’ai trouvé Fahrenheit 451 beaucoup plus accessible que 1984. Le récit est plus rythmé, le texte et le sous-texte plus facilement compréhensible (à moins que ce soit l’introduction aux thématiques par ma lecture de 1984 qui m’aura aider à mieux appréhender les concepts de Fahrenheit 451). Je ne me suis pas spécialement attachée au personnage principal même si son destin m’a intéressé. Mais dans un contexte aussi horrible que cette dystopie, Montag est complétement déshumanisé, il manque d’émotions et de sentiments auxquels on pourrait s’identifier, à part à des moments clefs de l’histoire. C’est d’ailleurs compliqué de s’impliquer dans les doutes et les incompréhensions qui l’assaillent face à ces émotions nouvelles. Mais c’est cela qui m’a le plus passionné.

En bref,

J’ai apprécié l’histoire, même si la similitude avec 1984 de George Orwell m’a pas mal perturbée au début. J’ai trouvé le texte facile d’accès. Ce qui m’a passionné : les tiraillements du héros face au dilemme de vivre en tant que coquille vide dans un monde confortable ou bien vivre des sentiments humains et douloureux dans un monde dangereux.

Ma note : 4/5

 

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