Cet enfant qui se drogue, c’est le mien

Cet enfant qui se droge

Cet enfant qui se drogue, c’est le mien

Auteur : Jacques Guillon

Editions Points

Paru en 1980

Genre  : Témoignage

 

Mon cher et tendre m’avait indiqué comme consigne du mois de lire un livre traitant de la drogue (oui vous remarquerez ce magnifique jeu de mot : Juin = joint… Aheum…). Je lis rarement des témoignages, j’ai plutôt tendance à m’en protéger car je suis facilement touchée et ébranlée par les récits tristes qui en découlent. Et bien pour ce livre, je n’ai pas eu cet effet, peut être car j’ai trouvé dans le fond une belle note d’espoir concernant les relations humaines. Je ne sais pas si c’est qui a été voulu par l’auteur, mais j’y ai trouvé un bel exemple de tolérance et d’approche de l’étranger.

Un ménage chrétien, quatre enfants : une vie heureuse et sans histoire. Soudain, Didier, quatorze ans et demi, épris d’absolu, refuse cette famille sage, cette société convenable : il se réfugie dans le H, tâte à l’éther, puis aux drogues dures, fugue, se clochardise, devient dealer, prend la « route « .
Son père, Jacques Guillon, refuse quant à lui d’incarner le « flic » mais ne veut pas démissionner. En fait, au cours de ces « six années d’enfer », il apprend à voir en son fils autre chose qu’un drogué, à oublier son devoir au profit de l’amour. Ce journal n’a rien d’un discours moralisateur. C’est la description d’une famille bouleversée dont les préjugés s’effritent sous les coups de butoir du drame; c’est le témoignage d’un père qui s’ouvre insensiblement au dialogue.

Les premières pages ont fait l’effet d’un grand coup de pied dans le fessier. Et moi quand on me met un coup de pied dans les fesses, je bondis, je hurle, j’accuse et je finis par me calmer en bougonnant. Et bien là c’était tout pareil… Du fait de l’âge de ce récit, on retrouve des comportements qu’on a déjà banni de nos habitudes actuelles… Mais quand en plus j’ai lu, quand il donne une fessée à son gosse (à quelques mots près) : « Il est connu que frapper un enfant est aussi bouleversant pour l’enfant que pour le parent. J’en ai été bouleversé ». Je me suis mise à vitupérer… Oui parce qu’on devrait le plaindre? Et son gosse alors? Je ne jette pas la pierre aux parents qui dépassent cette extrémité, mais montrer au moins un peu de remord cela aurait salvateur.

Enfin, bon, bref, même si la différence d’époque et de mentalité est difficile à dépasser, je ne me suis pas arrêtée à si peu et j’ai continué d’observer l’évolution entre le père et le fils. Relation compliquée, mêlée de haine et d’incompréhension qui est assez dure à lire. Mais dans ce récit, j’y ai vu aussi deux êtres qui ont essayé de faire un pas vers l’autre. Et ce lien, assez étrange qui se créée entre les deux personnages est empreint d’humanité et de tolérance. J’ai aimé voir le père faire montre de peu d’autorité, mais au contraire chercher à comprendre son fils. J’ai aimé voir le fils essayer d’expliquer à son père son mode de pensée, même si celle-ci est incompréhensible pour ceux qui n’ont pas partagé la vie des hippies et marginaux de cette époque.

Tout à la fin, il est retranscrit un dialogue entre le père et le fils. On comprend alors toute la difficulté de ces deux personnes à se comprendre. Le père cherchant à faire « entendre raison » à son fils, le fils, essayant de se faire comprendre (et c’est compliqué). Je pense que cette discussion à toute sa place dans ce livre. Dans cette histoire, pas de solution offerte aux parents qui ont des enfants sous dépendance de la drogue, mais indéniablement un radeau pour se raccrocher et savoir qu’ils ne sont pas seuls. Car le père exprime très bien la solitude dans laquelle il se retrouve face à ce problème.

En bref,

Une histoire qui a le mérite de proposer une vision moins violente et sans espoir que les spots de sensibilisation contre la drogue. Un espoir, une main tendue pour la compréhension entre deux mondes bien distincts est palpable à travers ce récit. Pour moi, qui n’ai pas de personnes dans mon entourage dépendante de la drogue, cela m’apporte peu de chose, mais indéniablement, ce livre peu apporter du réconfort. Reste que le style littéraire est… pas terrible, comme c’est souvent le cas avec les témoignages.

 

Ma note : 3/5

Challenges :

Oncle Vania

Oncle Vania

Oncle Vania

Auteur : Anton Tchekov

Editions Babel

Paru en 2001

Genre  : Théâtre, Classique

 

Je me suis choisie cette petite pièce de théâtre pour le challenge Bingo de l’été pour réussir la consigne livre lu d’une traite. Une pièce de théâtre de 136 pages, cela me paraissait fastoche. Mais je me suis ennuyée… Et j’avoue ne pas avoir retenu grand chose de l’histoire (lue il y a seulement quelques jours). Si ça, ce n’est pas révélateur de mon manque d’intérêt pour ce récit… M’enfin bon, voilà une chronique, courte, mais chronique quand même…

Le vieux professeur Sérébriakov est venu se retirer à la campagne, dans la maison de sa première épouse. Cette arrivée perturbe la vie paisible de Sonia, la fille du professeur, et d’oncle Vania, qui à eux deux exploitent tant bien que mal le domaine. D’autant que l’attention des proches, y compris celle de Vania, se cristallise bientôt sur Eléna, la seconde et très désirable épouse. Dans ce drame, la capacité de Tchekhov à reproduire des atmosphères, sa langue même signalent l’essentiel : que la beauté vient de la simplicité et que les personnages puisent dans le quotidien, même trivial et résigné, le sens de leur existence.

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L’adoption et End

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L’adoption t1 & 2                                                                                    End t1

Zidrou et Arnaud Monin                             Barbara Canepa et Anna Merli

Editions Bamboo (Grand Angle)              Editions Soleil (Métamorphose)

Paru en 2016-2017                                                                        Paru en 2012

 

Voici un petit point sur les BD L’adoption et End. Pour le premier, acheté sur un coup de tête (et après avoir lu le premier tome, j’ai couru acheté le deuxième tome). Pour le second emprunté à ma chère cousine (et fortement attirée par le design de la couverture et de la quatrième de couverture).

Résumé de L’adoption :

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

Deux ouvrages de pure émotion. Vraiment cette liaison qui se noue entre Qinaya et Gabriel, c’est tendre, émouvant, doux, parfait! Je ne vais pas vous dire qu’il se passe des milliers de choses dans cette BD, car ce serait vous mentir. Non, au contraire, on vous conte le quotidien, mais d’une manière tellement belle qu’on ne peut être que charmé! La fin du premier tome est très étonnant et… Non, je ne vous dirai pas ce que j’ai ressenti car je n’aimerais pas vous laisser ne serait-ce qu’un seul petit indice. Franchissez le pas, lisez cette BD elle vaut vraiment le détour.

Le deuxième tome aborde d’autres thèmes, cette fois-ci, le ton est un peu plus dur, mais la douceur reste quand même l’écrin principal de l’histoire. J’ai été tout autant touchée par ce récit, même si certains lecteurs pourraient regretter le changement de thème. Moi j’ai trouvé chaque mot utilisé avec justesse et c’est beau. En lisant cette histoire, j’ai sourit, avec un soupçon d’amertume dans la bouche… Bref, une sensation que l’on peut ressentir au quotidien lorsqu’on vit quelque chose de magnifique avec un fond d’espoir déçu.

En bref, deux énormes coups de coeur pour ces BD qui sont différentes et complémentaires. Au passage : les dessins sont sublimes.

Ma note : 5/5

Résumé de End :

Imaginez…
Si le monde autour de vous jamais ne se mouvait.
Si le murmure du vent et le chuchotement de la pluie se répétaient inexorablement dans leur devenir monotone…
Si le silence, souverain, régnait jusqu’à ce que l’invisible ne soit vôtre…
Tel est mon univers.
Un monde où la berceuse du temps a cessé d’entonner sa complainte.
Un monde anémié, privé de toutes couleurs, où les esprits et les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âge…
J’ai 13 ans.
Elisabeth est mon nom.
Mes cheveux sont blancs comme la vie.
Si le cœur vous en dit, vous pourrez me rencontrer.
Mais pour cela, il vous faudra mourir….

GOTHIQUE. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je veux parler de cette BD. Ce qui m’a attiré en tout premier lieu, c’est la qualité du dessin et des compositions, et là-dessus, je n’ai clairement pas été déçue. C’est sombre, mais absolument magnifique. C’est un vrai régal pour les yeux et rien que pour ça, je ne regrette pas de l’avoir ouvert.

Par contre, pour ce qui est de l’histoire, je n’ai pas été emballée. Il faut dire que c’est très complexe et surtout que je n’ai toujours pas compris où est-ce que l’autrice voulait m’emmener… Je me suis posée énormément de question tout au long de ma lecture et force est de constatée que je n’ai eu aucune réponse. C’était même pire car au fur et à mesure, des détails encore plus mystérieux s’ajoutaient. 

En bref, beaucoup de mystères, pas beaucoup de réponses. Mais des dessins absolument fabuleux avec une ambiance sombre. La question est : y aura-t-il une suite? Et est-ce que ma cousine l’achètera? (Car dans ce cas, je lui emprunterai aussi huhu) Pour la note, j’hésitais entre 3 et 4, mais la qualité du dessin gomme vraiment les défauts du scénario à mes yeux.

Ma note : 4/5

Les highlanders, tome 6 : La punition d’Adam Black

Adam Black

Les highlanders, tome 6 : La punition d’Adam Black

Auteur : Karen Marie Moning

Editions J’ai lu

Paru en 2005

Genre  : Romance, Fantastique

 

C’est ma petite binômette Cécily qui m’a choisi cette lecture et je l’en remercie grandement car cela m’a permis de découvrir une autrice, découvrir un genre littéraire et aussi d’avancer dans mon challenge 17 auteurs. A savoir qu’il est possible de lire chaque tome de cette saga séparément puisqu’on parle à chaque fois d’un couple différent. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas lu les autres tomes de la série et cela ne m’a gêné aucunement pour la compréhension de cette histoire.

Connu pour être le plus dangereux des Faës, Adam Black a cette fois dépassé la mesure. Pour le punir de son insoumission, la reine Aoibheal l’a privé de ses pouvoirs et de son immortalité. Adam enrage ! Au moins demeure-t-il invisible aux yeux des humains… Enfin, pas tous. Certains ont un don de clairvoyance. Par exemple, cette avocate irlandaise, Gabby O’Callaghan, qui a tout de suite repéré dans ce square de Cincinnati le géant aux longs cheveux noirs. Au premier regard échangé, chacun a compris qui était l’autre. Puis la jeune femme a pris la fuite, terrifiée. Mais Adam la retrouvera, en dépit de ses ennemis décidés à profiter de son infortune pour l’anéantir. Oui, il retrouvera cette diablesse aux yeux verts. Ce jour-là, il en est sûr, il goûtera aux voluptés inconnues qu’elle seule peut lui offrir…

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Le diable au corps

Le diable au corps

Le diable au corps

Auteur : Raymond Radiguet

Editions Le livre de poche

Paru en 1976

Genre  : Romance, Classique

 

Le diable au corps est issu de la bibliothèque des livres empoussiérés et dédaignés par la lectrice-qui-a-peur-des-classiques que je suis. Mais ces derniers temps, j’essaie de diminuer cette pile à lire très particulière grâce aux livres audio (gratuits tant qu’à faire) et à mes longues heures de route pour le boulot. Cette fois-ci, j’avais le choix entre « Le diable au corps » et « Le rouge et le noir »… Et je vais être honnête, la longueur de l’écoute du deuxième a fait penché la balance pour le premier. Mais globalement, ce sont deux classiques qui me faisaient bien envie, l’un parce que je l’ai déjà lu à l’école et je me rappelle l’avoir aimé et l’autre car j’en ai entendu de bonnes critiques. Quoiqu’il en soit, je suis partie sur « Le diable au corps », écoute courte, mais intense que je recommande vraiment pour qui aiment le thème de l’amour (réaliste) adolescent : passionné, cruel, intense et terrible.

Ah ! que la guerre est jolie quand on a quinze ans et que l’on aime ! Sur les bords de la Marne, tandis que tonne le canon, ils s’aiment, en effet, de passion coupable. Lui, un peu veule, à peine sorti de l’adolescence, nourri de Rimbaud, épris de liberté. Elle, déjà femme, risquant l’impossible du haut de ses 19 ans. Tous deux ivres de ce printemps assassin de 1917. Marthe vient juste de se marier ; Jacques, son époux, est au front. Le tromper au grand jour, c’est pousser trop loin l’inconscience, la trahison, le scandale… Et lorsque survient la promesse d’un enfant, l’amant s’éclipse comme un gamin aux prises avec une aventure d’homme… Comme les roses n’ont qu’une saison, il en est de même de l’amour. Un destin tragique, celui de Radiguet !

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Contes de Perrault

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Contes

Auteur : Perrault

Editions Folio Classique

Paru en 1697

Genre  : Conte, Classique

 

J’adore les contes de Perrault!!! Enfin, je les aime beaucoup quand ils sont adaptés en films Disney… Mais très clairement, je ne connaissais pas les histoires originales. Alors j’ai sauté l’occasion de n’avoir plus rien à écouter dans ma voiture pour me lancer dedans.

Mon édition regroupe les contes suivants : Griselidis, Peau d’âne, Les souhaits ridicules, La belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, Barbe bleue, Le chat botté, Les fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, La métamorphose d’Orante, La peinture et Le labyrinthe de Versailles.

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Ma PAL d’été 2017

Voilà quelques jours que j’ai ressorti les petites robes et que cela ne suffit pas pour me rafraichir l’après-midi. Bienvenue en été!

Les mois de Printemps sont passés tellement vite!!! Malgré le gros fail de ma PAL de Printemps (je n’aurais lu que deux romans sur les six qui la composait). J’avais quand même envie de me concocter une petite PAL d’été dans laquelle piocher. Alors clairement, ma bibliothèque ne comporte pas beaucoup de romans feel-good ou de romances qui seraient tout indiqué pour l’été. Mais j’ai quand même quelques envies particulières pour cet été. Lire la suite