Oncle Vania

Oncle Vania

Oncle Vania

Auteur : Anton Tchekov

Editions Babel

Paru en 2001

Genre  : Théâtre, Classique

 

Je me suis choisie cette petite pièce de théâtre pour le challenge Bingo de l’été pour réussir la consigne livre lu d’une traite. Une pièce de théâtre de 136 pages, cela me paraissait fastoche. Mais je me suis ennuyée… Et j’avoue ne pas avoir retenu grand chose de l’histoire (lue il y a seulement quelques jours). Si ça, ce n’est pas révélateur de mon manque d’intérêt pour ce récit… M’enfin bon, voilà une chronique, courte, mais chronique quand même…

Le vieux professeur Sérébriakov est venu se retirer à la campagne, dans la maison de sa première épouse. Cette arrivée perturbe la vie paisible de Sonia, la fille du professeur, et d’oncle Vania, qui à eux deux exploitent tant bien que mal le domaine. D’autant que l’attention des proches, y compris celle de Vania, se cristallise bientôt sur Eléna, la seconde et très désirable épouse. Dans ce drame, la capacité de Tchekhov à reproduire des atmosphères, sa langue même signalent l’essentiel : que la beauté vient de la simplicité et que les personnages puisent dans le quotidien, même trivial et résigné, le sens de leur existence.

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Hamlet

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Hamlet

Auteur : Shakespeare

Editions Librio

Paru en 2001

Genre : Classique, Théâtre

 

On continue pour les petits livres lus en début Février pour avoir l’impression d’accélérer mon rythme de lecture. Alors là je dois l’avouer, le récit est court puisqu’il ne s’étale que sur 124 pages, mais j’ai tout de même pris mon temps pour le lire. C’est mon premier Shakespeare et il est vrai que pour bien tout comprendre il faut savoir prendre le temps. De plus, la plume est absolument merveilleuse et je me suis délectée de presque chaque phrase.

Pour mener à bien sa vengeance sans éveiller les soupçons, Hamlet feint la folie. Lorsque le fantôme de son père lui révèle que Claudius, souverain actuel et frère du défunt roi, est le meurtrier de celui-ci, on s’attend à une stratégie ingénieuse, d’autant que le prince semble plein de courage, d’insolence et d’esprit. Or, durant quatre actes, il ne commet qu’un seul meurtre, conséquence d’une erreur de perception. À la fin de la pièce, il venge son père, mais in extremis. Hamlet est une tragédie intérieure, presque intime, dont le rythme est motivé par les hésitations du héros qui donnent lieu à des scènes superbes de grandeur pathétique, car elles disent l’aspiration de l’homme à la liberté et au repos, malgré l’enfermement obsessionnel auquel l’existence le condamne. Tragédie du doute, voyage dans un esprit qui ne rêve que d’immatérialité mais ne parvient pas à prendre son envol, Hamlet, pièce mélancolique, nous invite à un saut existentiel.

Cette pièce de théâtre est toute petite. Peu de pages, mais ne pensez pas que ce sera finger in the nose, rapide à lire et tranquille. Non, la plume de Shakespeare exige à ce qu’on prenne le temps de la comprendre et de s’en imprégner. Bon, certes, c’est une traduction et je pense que c’est un peu plus simple à lire qu’en anglais shakespearien, mais c’est pas si facile pour autant. Et quelle poésie! Bref, j’ai mis du temps à lire ces quelques pages, mais j’ai aimé prendre mon temps et déguster ces mots.

Et en quelques pages, c’est fou comme Shakespeare arrive à nous faire entrer au cœur de ses personnages. On vit au rythme de la tourmente de Hamlet. On a l’impression de s’enfoncer dans sa douleur et dans sa folie avec lui. J’ai tellement, mais tellement aimé le rapport que j’ai eu avec les personnages de Shakespeare! L’intrigue et les retournements de situation sont très bien amenés et j’ai globalement apprécié, même si rien cela reste relativement classique pour une tragédie (sauf l’histoire du fantôme). Mais bon, à son époque, Shakespeare était à la pointe de l’innovation, et aujourd’hui, c’est peut-être classique, mais cela passe toujours très bien.

En bref,

Je ne peux pas donner un coup de cœur à Hamlet, car je pense que je n’ai pas tout à fait tout compris. Mais cela a été une excellente lecture, avec des émotions très intenses. J’ai adoré la poésie de la plume de Shakespeare même si la complexité m’a parfois un peu freiné.

Ma note : 4/5

Harry Potter et l’enfant maudit

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Harry Potter et l’enfant maudit

Auteur : Jack Thorne

Editions Gallimard

Paru en 2016

Genre : Jeunesse, Fantastique

 

J’ai lu Harry Potter et l’enfant maudit dans le cadre d’une lecture commune sur le forum Club de lecture. Je n’avais pas une envie folle de le lire, mais ça me paraissait sympa, une lecture courte et sans prise de tête. Et puis comme ça je saurais enfin ce que c’est que ce livre dont tout le monde parle. Mais contrairement à beaucoup de monde, je n’avais pas d’attente, ce qui fait peut être que je suis plus indulgente.

Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

J’ai abordé ce livre comme un livre lambda. Peu importe qu’il ait une relation avec la saga Harry Potter, je savais que ça n’avait rien en commun : autre auteur, autre contexte, autres personnages. Bon pour ce dernier point j’avais un peu tort puisqu’on retrouve de nombreux personnages des sagas Harry Potter, avec quelques années de plus… Je tiens d’ailleurs à dire que je n’ai pas du tout aimé ce qu’ils ont fait de nos anciens personnages. Je n’aime pas ce qu’est devenu Ron, Harry, Hermione et d’ailleurs je n’aurais pas imaginé qu’ils aient une telle évolution. Euh, sauf Harry que je vois bien en père boulet quand même, mais pas à raconter à tort et à travers à ses enfants ce qui lui est arrivé plus jeune, même en guise de contre-exemple. Après cette énorme déception, je me suis tout simplement imaginé que c’étaient des personnages totalement différents et puis c’est passé (Ron est quand même insupportable).

L’histoire en elle-même est très sympa, très bien trouvée. Je trouve ça intéressant d’exploiter les événements de la saga Harry Potter mais sous un autre angle, d’un autre point de vue. Cela peut faire un peu fan service, mais l’histoire débutant avec le fils de Harry frustré d’être si différent et jaloux de la notoriété de son père, je vois mal comment on pouvait ne pas parler du passé d’Harry. Par contre, le personnage d’Albus en lui-même m’a été assez insupportable! J’ai beaucoup aimé le petit Scorpius cependant.

La forme narrative est très particulière puisque c’est une pièce de théâtre. Alors moi, cela ne me dérange pas. Par contre, il est vrai que certains passages de dialogue manque de naturel (j’imagine que c’est pour un effet un peu comique ou inversement un peu dramatique). Dans l’ensemble, c’est assez jeunesse, ce qui peut en repousser plus d’un. En tout cas, ça se lit rapidement, et même si je n’en sors pas aussi exhaltée qu’en lisant Harry Potter, j’ai passé un bon moment. Par contre, le prix du livre est relativement élevé pour un texte aussi court et qui se lit aussi rapidement… Mais que voulez-vous, Harry, ça fait vendre!

En bref,

Ce n’est pas un enthousiasme fou pour ce livre, mais j’ai passé un bon moment de détente. Le point noir principal est le traitement des personnages connus via la saga Harry Potter et le héros que je n’ai pas forcément apprécié. Cependant l’histoire est sympathique et originale. ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça se laisse lire et on passe quand même un bon moment, ce qui est le principal!

Ma note : 3/5