Ça peut pas rater!

9782265098367ORI

Ça peut pas rater!

Auteur : Gilles Legardinier

Fleuve éditions

Paru en 2015

Genre : Chick-lit

Ce livre m’a été offert pour mon anniversaire de l’année dernière. Il fallait donc absolument que je finisse par m’y mettre. La personne qui m’a offert ce livre s’est dit  » un livre + un chat = un cadeau pour Llhyn ». J’ai dû lui expliquer que le chat ne figurait généralement que sur la couverture. Au final, il y a quand même un chat dans l’histoire, mais il est loin d’être omniprésent. J’ai donc lu ENFIN ce livre lors d’une lecture commune sur le forum Club de Lecture. A vrai dire, j’avais déjà tenter de le lire et ai abandonné. Donc pour le coup, je suis allée jusqu’à la fin. Alors ai-je bien fait de persister? La suite vous le dira…

Marie, notre héroïne, se fait larguer de manière abrupte par son petit-ami. 10 ans de sa vie avec lui réduit à néant en un instant. Elle se rend compte par la même occasion qu’elle s’était fait menée par le bout du nez et que c’est un goujat. En parallèle, dans son entreprise tout va mal. Son chef, lui aussi un goujat semble avoir des mauvais en plans en tête qui menacent le futur de tous les employés. Marie, qui jusque là était une fille plutôt effacée, va voir rouge et commencer à prendre les choses en mains, à sa manière.

Je vais résumer ma lecture à deux chiffres : page 166 et page 250. Le premier est celui où j’ai commencé à voir un intérêt dans le scénario et le deuxième, celui où j’ai commencé à avoir quelques sourires. Alors, très certainement, je ne pense pas que la qualité du livre en elle-même est à mettre en défaut. Le style est fluide, les situations sont cocasses et le langage est fleuri, ce qui ne manquera pas de faire bidonner un bon nombre de personnes. Mais l’humour de Gilles Legardinier ne m’a pas touché. J’ai passé un très bon moment de lecture pendant une centaine de pages, l’histoire est devenue moins brouillonne, plus structurée, les liens entre les personnages, un peu plus forts, et l’humour a rejoint un peu plus le mien. Mais 100 pages sur un peu plus de 400 pages, c’est peu. Je suis quand même contente de m’être accrochée et d’être allée jusqu’au bout. Cette petite centaine de page, me poussera peut-être à emprunté Demain j’arrête (qui, à priori, est un des meilleurs de Gilles Legardinier) ?

En bref,

Je n’ai pas beaucoup apprécié ma lecture car j’ai mis du temps à apprécier l’humour et à entrer dans l’histoire (au début bien trop brouillonne à mon goût). J’ai aimé principalement les personnages masculins mais qu’on apprend à connaître que vers la fin. Sur les plus de 400 pages, j’ai vraiment apprécié une centaine de pages, mais la fin gâche un peu tout! Elle est un peu trop rose bonbon et courue d’avance. Bref, je réessaierai peut-être du Gilles Legardinier, sur un succès plus franc, comme Demain j’arrête, car j’ai vu sur ces 100 pages qu’il peut m’emporter. Mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Ma note : 1/5

Publicités

Le diable s’habille en prada

5953_989512

Le diable s’habille en Prada

Auteur : Lauren Weisberger

Editions Pocket

Paru en 2005

Genre : Chick-lit

 

Cela faisait un petit moment que Le diable s’habille en Prada prenait la poussière sur mes étagères. Je l’avais acquis peu de temps après avoir regardé le film éponyme pour la première fois. Je n’avais jamais lu de chick-lit et j’avais peur que ce ne soit pas un genre pour moi. Il faut bien se lancer un jour, et bien c’est chose faite! Et j’ai bien fait car j’ai réellement apprécié ma lecture.

Andréa, dit Andy, rêve d’écrire dans un journal reconnu. En sortant de ses études, elle va décrocher le job d’assistante de la rédactrice en chef d’un magazine de mode ultra connu. Bien qu’elle ne connaisse rien à ce monde, le poste promet de la propulser dans les hautes sphères très rapidement. Sa cheffe, Miranda Priestly, a des contacts avec le journal d’actualité dans lequel elle rêve de travailler. Andy va donc découvrir ce milieu de paillettes et les exigences d’une personne connue pour être un génie capricieux.

Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai vite été engloutie par l’histoire. La plume de Lauren Weisberger est un peu brouillonne, mais les événements sont décrits avec beaucoup de malice et d’ironie. Les détails croustillants sont très savoureux. J’ai aimé le dynamisme de l’action qui m’entrainait toujours un peu plus loin dans le roman.

Malgré tout j’ai trouvé certains passages répétitifs et du coup un peu longuets à lire. Je n’ai pas non plus particulièrement apprécié les personnages : Miranda est insupportable sans raison apparente, Emily est superficielle et fourbe, Lily et Antoine manquent de caractère. Quant à Andy, elle ne fait que se plaindre de ses propres choix… Au final, on est entrainé dans l’histoire, non par un attachement aux personnages, mais par une curiosité, peut-être un peu malsaine, de connaître le déroulement des événements.

Dans l’ensemble, j’ai l’impression que l’auteure a écrit ce livre pour régler ses comptes avec son propre passé (elle a travaillé en tant qu’assistante d’Anna Wintour). Le livre aurait pu s’alléger très facilement d’une centaine de pages en se séparant de descriptions de tortures de Miranda envers ses assistantes qui sont superflues et ralentissent l’histoire.

En bref,

Je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié ma lecture, car à part quelques longueurs, j’ai tourné les pages sans m’en rendre compte! Cependant, je pense que plus de cohérence et une meilleure identification aux personnages auraient amélioré l’expérience de lecture. Je sais qu’une suite a été écrite, mais je n’ai pas l’intention de la lire. Le pitch de l’histoire ne me dit rien et j’ai eu plusieurs échos, pas très favorables. Peut-être changerais-je d’avis plus tard? Mais pour l’instant, je préfère m’en tenir à ce livre que j’ai bien apprécié.

Ma note : 3/5