La quête des Livres-Monde, tome 1 : Le livre des âmes

La quête des Livres-Monde, tome 1 : Le livre des âmes

Auteur : Carina Rozenfeld

Editions L’atalante

Paru en 2012

Genre : Science-fiction, Jeunesse

 

Voilà un petit livre que ma petite binômette TheHermit m’a demandé de lire. Il parait qu’elle voulait que je fasse le cobaye pour qu’elle se décide ou pas à le lire.  Et bien j’en ai été ravie. Il y a eu un petit moment de flottement au milieu de l’histoire pour moi. Mais j’ai globalement bien apprécié ma lecture.

Zec a 16 ans et vit une adolescence parfaitement normale…jusqu’au moment où, après une nuit très agitée, des ailes lui poussent dans le dos. Zec apprend bientôt qu’il est originaire d’un univers parallèle disparu dans le néant à cause de l’Avaleur de Mondes, et qu’il a pour mission de le ressusciter. Aidé d’Eden, une jeune fille ailée comme lui, il doit retrouver les trois Livres-Monde, cachés sur la terre, dans lesquels sont enregistrés les âmes, les lieux et l’histoire de ce monde perdu. Mais cette Quête s’annonce hautement dangereuse car l’Avaleur de Mondes est bien décidé à terminer ce qu’il a commencé…

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Les derniers hommes

Les derniers hommes

Auteur : Pierre Bordage

Editions J’ai Lu

Paru en 2011

Genre : Science-Fiction

 

C’est ma petite binômette TheHermit sur mon Club de lecture adoré qui m’a confié cette belle mission de lire l’intégrale des Derniers Hommes de Pierre Bordage. Alors c’était un petit pavé puisqu’il fait 671 pages, écrit en tout petit et que c’est l’intégrale de 6 tomes parus à l’origine aux éditions Librio, aujourd’hui disponibles en format Kindle. Je tiens à faire cette précision, car cela pourrait intéresser ceux qui aimeraient découper leur lecture. J’avoue que pour moi, j’aurais préféré le lire en plusieurs tomes (peut-être pas 6 quand même…).

Le futur proche, après la troisième guerre mondiale.
Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l’exploitation d’une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote – qui découvre et contrôle les sources d’eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l’écart de tous, qui se méfient de son talent.
Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l’ancien monde vont l’accompagner dans sa quête pour échapper à l’apocalypse qui semble menacer les derniers hommes…

Cher ami lecteur, soit prévenu. Cette lecture n’est pas la lecture du bonheur. Ici, ni bisounours, ni licorne, ni chocolat chaud, ni réconfort… Croyez-moi, c’est du post-apo bien lourd, bien pesant, bien glauque. Ce qui n’est pas plus mal pour ce genre-là. Après tout, dans un climat de dévastation, de survie, quoi de plus normal? Mais autant dire que je me suis directement dirigée vers ma réserve de petites lectures du bonheur à la sortie de ce roman.

Pierre Bordage propose un monde bien construit, même s’il est peu particulier pour un post-apo. Ici, la société qui s’est formée à l’issu de la destruction de la terre est basée sur la coopération entre les peuples… Mais on va très vite s’apercevoir que l’entraide n’est peut-être pas tout le temps la règle. Solman flaire que l’enjeu de ces querelles dépasse le simple profit personnel grâce à son don de clairvoyance. Il cherche alors à comprendre ce qu’il se passe réellement et à sauver les derniers hommes. Alors oui, c’est un roman de survivalisme, mais c’est aussi une enquête sur un méga mystère. L’aspect survivaliste est très bien exploité. On est sans cesse angoissés par le manque de gaz, d’eau, l’excès de froid, la peur du poison, des bêtes sauvages (peut-être pas si sauvages?), des autres peuples… C’est clair que des sujets d’angoisse, chez les aquariotes, on n’en manque pas!  Ceci mêlé aux luttes de pouvoir, immanquables dans une meute aussi grande.

Malgré tout, j’ai quand même l’impression que le rythme est en accordéon. On varie entre rythme très lent, où il ne se passe pas grand chose, à un rythme hyper accéléré, où les personnages et les lecteurs sont hyper tendus. J’aurais peut-être plus appréciée si l’histoire était plus progressive, comme on retrouve généralement dans les histoires de survie. Alors peut-être est-ce dû au format de l’histoire qui est à la base, un roman à épisode : avec un climax à chaque fin de roman. Pour le dénouement de l’intrigue, je n’ai personnellement pas vu le coup venir et j’ai adoré être surprise. Pendant tout le livre, je me suis vraiment demandé si l’auteur n’avait pas fumé la moquette, car les événements, les personnages, les réflexions des uns et des autres, c’était parfois vraiment tiré par les cheveux ou cela semblait totalement incohérent. Mais non, Pierre Bordage savait où est-ce qu’il voulait nous amené, et tout parait très logique à la fin. J’adore me faire retourner le cerveaux de la sorte!

Par contre, le gros point noir de ce livre, pour moi, ce sont les personnages, qui ne sont franchement pas attachants… Alors certes, on est dans un monde horrible où tout le monde est susceptible de mourir à tout moment. Et d’ailleurs, certains des personnages qui sont mis en avant par Pierre Bordage meurent dans d’atroces souffrances… Mais ce n’est pas une raison pour ne pas les rendre attachants. Je suis peut-être un peu maso, mais j’aimerais pleurer et souffrir autant que les personnages lorsqu’il y a des morts, alors que là… Bof. Je m’en fichais un peu.

En bref,

Deux points négatifs me semblent assez importants : les personnages ne m’ont aucunement touché et le rythme est vraiment inégal. Du coup, par moment, je me suis ennuyée. Mais là où Pierre Bordage est très fort, c’est qu’il instaure une ambiance absolument glauquissime où la lueur de l’espoir est quasiment inexistante et qu’il nous sort une histoire absolument bizarre et tirée par les cheveux mais qui se transforme en quelque chose de totalement logique et original à la fin. Alors, je me suis demandée longtemps si j’avais aimé ou pas ce livre… Mais  je sens bien que son histoire tourne et retourne dans ma tête… Et qu’aujourd’hui encore j’y pense et j’y réfléchis. Pour moi, c’était le signe d’un bon livre, pas excellent, mais très bon.

Ma note : 4/5

L’épreuve, tome 3 : Le remède mortel

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L’épreuve, tome 3 : le remède mortel

Auteur : James Dashner

Editions PKJ

Paru en 2008

Genre : Fantasy

 

Ma petite binômette TheHermit du Club de lecture m’a donné à lire le tome 3 de L’épreuve de James Dashner. Elle a estimé qu’il était temps que je termine la saga, surtout qu’elle a apprécié ce tome 3. Elle m’a assuré que ce livre était bien mieux que son prédécesseur, alors malgré une petite appréhension, j’y suis allée de bon de cœur. Surtout que c’est toujours l’occasion de clôturer une saga uiuiui! (Je mets le résumé du tome 1, celui du tome 3 étant naze et un peu spoilant)

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Alors moi qui n’ai pas du tout apprécié le deuxième tome, j’ai été agréablement surprise par la conclusion de cette saga. Tout d’abord l’intrigue que je trouvais lente, sans intérêt et un peu tirée par les cheveux dans le tome 2 a été bien plus sympathique sur ce tome-ci. J’ai donc tourné les pages bien plus facilement et du coup, j’y ai pris plus de plaisir. Bon, cela fait une éternité que j’ai lu le deuxième tome, donc je ne pourrais pas faire une comparaison franche, mais dans ce tome-ci, j’ai apprécié que le rythme ne s’essouffle jamais et qu’il y ait des rebondissements à chaque instant. J’ai aussi apprécié le développement (qui reste quand même très restreint) du monde en dehors de l’enceinte de Wicked. On avait un aperçu de la terre brulée dans le tome 2 et j’ai apprécié découvrir le fonctionnement des villes « protégées ». Malheureusement, cela a été plutôt rapide, mais l’auteur n’avait pas besoin de s’appesantir dessus pour arriver à la conclusion, mais soit.

J’ai aussi apprécié que les personnages que l’on aime soit confronté à des choix difficiles. Mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils ont réellement effectuer des choix. Au final, la résolution de leur dilemme passe souvent par des événements extérieurs. J’aurais aimé qu’ils se posent un peu de question, enfin. Et d’ailleurs sur les personnages, je ne vois pas tellement d’évolution. Je trouve toujours Thomas borné et arrogant, Theresa relativement insipide et Minho bourrin. Newt, le seul personnage auquel je me suis réellement attachée et que je trouve touchant et celui qui a la plus grande évolution, mais à ses dépens. Je pense que le point faible de cette trilogie, pour me la faire aimer entièrement, ce sont les personnages auxquels je ne m’identifie pas. Et l’aspect que j’avais adoré dans le tome 1, à savoir une énigme géante, a laissé la place à de l’action et un ballotement des personnages dans des événements hors de leur contrôle…

En bref,

Si je prends un peu de recul, ce livre n’a pas beaucoup d’atout pour me le faire aimer. Je n’apprécie pas la majorité des personnages, on perd le côté énigmatique que j’aimais dans le premier tome, on en apprend pas autant que j’aimerais sur le monde,… Mais il est indéniable que j’ai passé un bon moment, l’action est fortement présente, le style est fluide et le rythme bien maitrisé.

Ma note : 3/5

Demain, les chats

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Demain les chats

Auteur : Bernard Werber

Editions Albin Michel

Paru en 2016

Genre : Science-fiction

 

Lorsque j’ai vu ce livre en librairie, je me suis dit qu’il fallait absolument que je l’achète! Bernard Werber est un auteur qui a bercé mon enfance, car ma mère en est fanatique (imaginez un peu la gamine de 9 ans qui lit les fourmis…) et je suis moi-même une adoratrice des chats. J’en ai chez moi, j’ai été famille d’accueil pour une association de protection féline, je les aime d’amour! Donc, c’est parti pour deux exemplaires de « Demain les chats » (ça tombe bien, c’est l’anniversaire de mamounette bientôt) et je me plonge dedans!

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

Pour ceux qui connaissent un peu Bernard Werber, certains thèmes abordés n’étonneront pas. Les thèmes de la dualité corps/âme et de la réincarnation. Très concrètement, ceux qui n’ont pas l’habitude peuvent être perturbés par cette pseudo-philosophie inséré dans le récit ; pour ceux qui connaissent l’auteur, ils peuvent commencé à être lassé d’y revenir sans cesse. Cependant, il serait dommage de ne s’arrêter qu’à cela et ne pas essayer de comprendre comment les chats nous perçoivent selon Bernard Werber. Et d’ailleurs comment les autres espèces, quelles qu’elles soient nous perçoivent? C’est une question que trop peu d’humains se posent, se considérant comme les maîtres de l’univers. Et pourtant, n’avons-nous pas besoin des autres espèces pour survivre? Chacune d’entre elles n’auraient-elles pas leurs utilités? Voilà les questions que posent Bernard Werber très ouvertement et il propose même qu’on essaie de communiquer, de se comprendre, d’apprendre et d’enseigner aux uns et aux autres. Bon alors, clairement, c’est pas demain la veille que ça arrivera, mais c’est intéressant d’y réfléchir.

Au delà de cette réflexion qui fait du bien aux neurones, nous avons quand même une histoire. Et je dois dire que l’intrigue est assez sympathique en soit. C’est clairement de la science-fiction dans un monde apocalyptique. Alors, certes, rien de très neuf sous le Soleil : la guerre, les virus, l’invasion de rats… Tout ça on a déjà vu. Mais le voir du point de vue des chats apporte vraiment un plus! Et je dois avouer avoir bien rigolé au début de l’histoire (bon par la suite, on rigole un peu moins).

Malgré tout quelques passages m’ont un peu interloqué. Le chat qui veut imiter les humains est vraiment trop étrange. J’avoue que les thèmes fétiches de l’auteur m’ont un peu lassée et à force d’entendre la même histoire, j’ai l’impression qu’on me fait la moral ou qu’on essaie de me convaincre. Et ça malheureusement, ça m’a un peu agacée.

En bref,

J’ai bien aimé ma lecture. J’ai beaucoup rigolé en essayant de m’imaginer mes propres chats à la place des héros de l’histoire et j’ai trouvé l’histoire assez sympathique. Un petit bémol reste malgré tout concernant les thèmes récurrents de l’auteur qui me lassent et quelques passages un peu trop étranges pour moi. Malgré tout, c’est un livre qui se lit très bien et qui m’a fait passé un bon moment!

Ma note : 4/5

Dune, tome 1

173837_2697786Dune, tome 1, parties 1 & 2

Auteur : Frank Herbert

Editions Pocket

Paru le 15 Décembre 1997

Genre : Science-fiction

 

Cela fait quelques mois que j’ai terminé ma lecture des deux premiers tomes, alors je m’excuse d’avance si je suis imprécise. Mais je compte bien continuer la lecture de l’œuvre de Frank Herbert, ça me paraissait donc logique de commencer par donner mon avis sur les deux premiers tomes. En plus je les ai adoré!

Il faut dire que j’ai une certaine affinité avec l’histoire qui me remémore mes nombreux visionnages de la mini-série de John Harrison. Celle-ci est d’ailleurs soumise à beaucoup de critiques négatives, sans que je sache vraiment bien pourquoi… Mais là n’est pas la question. Le roman a donc eu l’effet pour moi d’une madeleine de Proust et je ne suis pas tout à fait objective. N’hésitez pas, cependant, si vous avez un avis un peu différent à en faire part dans vos commentaires!

Lorsque j’ai acheté les livres de Frank Herbert, je n’étais pas tout à fait sereine. Certes l’histoire me plaisait, mais j’avais déjà eu des déboires avec l’écriture de la littérature science-fiction adulte. Le premier et dernier livre que j’ai tenté de lire dans ce genre, je l’ai trouvé totalement hermétique, je n’arrivais pas à me projeter dans le monde et j’avais l’impression de ne rien comprendre à l’histoire. J’ai fini par abandonner, et depuis, je n’avais jamais retenté un livre en science-fiction adulte. Alors, certes, j’ai mûri, mais j’ai été surprise de voir que le monde Dune était beaucoup plus accessible que je ne le pensais.

La famille Atréïde s’installe sur la planète Dune. Elle a la particularité d’être totalement recouverte de sable et d’être très aride. L’eau est une denrée rare et précieuse. Elle abrite cependant des « geysers » d’épice qui la rend importante aux yeux de l’empire. L’épice sert en quelque sorte d’énergie et c’est pourquoi l’empereur a envoyé la famille Atréïde surveiller les récoltes. On suit le fils du duc Leto Atréïde qui va au-devant de beaucoup de difficultés à cause des convoitises d’une famille noble adversaire, de la menace des vers des sables géants et des populations autochtones rebelles, les frémens.

Dès les premières pages, j’ai trouvé que Frank Herbert avait un style très simple. Ce qui n’est pas déplaisant puisque cela allège la découverte d’un monde, d’une géopolitique et d’une mythologie extrêmement riche. Malgré la froideur apparente des relations entre les personnages, un soupçon d’humanité et de fraternité nous permet de réellement les apprécier. Chacun doit être froid et distant pour entretenir une relative sécurité, mais on sent des failles à certains moments de l’histoire qui nous font pensé que les apparences sont souvent trompeuses. Et bien que souvent en désaccord avec leur choix, je n’ai pu m’empêcher de m’inquiéter de leur devenir. Le deuxième point marquant de la série, c’est le doute permanent sur la loyauté des uns et des autres. Et j’avoue m’être réellement prise au jeu. Je me suis plus d’une fois tordu les neurones dans tous les sens pour comprendre l’objectif réel de tel ou tel action ou parole. J’avoue être devenue complétement parano au bout du compte.

En bref,

J’ai énormément apprécié ce début de saga. J’ai aimé la découverte d’un autre monde, j’ai aimé le côté thriller politique et évolution (gargantuesque) de tous les personnages. J’ai aimé le méchant, horrible comme jamais et les alliés, qui pour une fois ne se dévoue pas aveuglément au héros, mais qui ont un réel intérêt dans une alliance. Les livres sont courts, et bien rythmés. C’est simple on ne s’ennuie jamais. Par contre, je pense que ceux qui ne sont pas initiés, comme je l’étais, au monde de Dune, doivent avoir de réelles difficultés pour tout saisir. Pour ma part, j’ai été comme un poisson dans l’eau, et cela a été un réel coup de cœur.

Ma note : 5/5