Le Paris des Merveilles, tome 2 : L’elixir d’oubli

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Le Pairs des Merveilles, tome 2 : L’elixir d’oubli

Auteur : Anne-Laure Bondoux

Editions Bragelonne

Paru en 2004

Genre  : Fantasy,

Après le témoignage sur la drogue, j’avais besoin d’un récit lumineux, qui me détende, qui me fasse du bien. J’ai choisi Tant que nous sommes vivants d’Anne-Laure Bondoux qui n’a pas été une bonne pioche : J’ai énormément apprécié, mais c’est loin d’être lumineux et feel good… Et c’est alors, que j’ai vu que monsieur Pierre Pevel serait aux rencontres de l’imaginaire le 22 et 23 Juillet à Concoret, soit à deux pas de chez mois. Oh joie et jubilation! Et franchement, quoi de mieux pour me mettre le smile que de lire le tome 2 du Paris des Merveilles?? C’est l’évidence même!

Quelques mois après l’épilogue des Enchantements d’Ambremer, notre mage préféré va se voir confronté de nouveaux à un tourbillons d’événements tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Cela commence par l’état de santé détérioré d’Edmond Falissière, historien et meilleur ami de Griffont, qui doit partir en Auvergne faire une cure. Puis par la découverte d’une colonie de minimets inconnue en plein coeur de ce Paris de la Belle Époque. Et enfin par la présence d’un mage noir, Giacomo Nero dont tout le monde semble avoir peur …
On découvrira également ce qu’il advint très secrètement dans le royaume de France durant l’hiver 1750, on fera également connaissance avec un mystérieux personnage, le Lys pourpre, d’une baronne de Saint-Gil et d’un chevalier de Castelgriffe …

Premier chapitre (pas le prologue), premier paragraphe, et PAF j’explose de rire… ça commence bien comme lecture, non? Et comme d’habitude, Pierre Pevel manie avec une main de maître sa plume entre péripéties essoufflantes et parfois rocambolesques, situations drôles, phrases bien senties et phases haletantes où on met de côté tout le comique (et parfois cartoonesque). Bref, ses récits sont tellement bien dosés que j’en raffole et que j’en reprendrai encore et encore sans hésitation.

Ce deuxième tome a été un petit coup de cœur. Je n’ai pas été perdue comme dans le 1er tome (et pour cause, je connaissais déjà un certain nombre de personnages, ainsi que l’univers). La deuxième petite chose qui m’avait manqué lors du 1er tome, c’était le méchant qui manquait de panache. Et bien pour ce deuxième tome l’ennemi est inattendu et hyper intéressant.

L’intrigue est absolument géniale! Bon, je vous préviens, l’auteur est un vrai sadique avec ses lecteurs, il n’hésite pas à nous frustrer et à nous torturer pour servir son récit. Pour ma part, cela m’a fait sourire (oui, on être frustré et sourire) car cela va tellement bien à l’auteur. Il fait ça avec tellement d’humour et d’ironie (limite parodique) qu’on ne peut pas lui en vouloir bien longtemps. L’intrigue est très tordue et j’ai parfois été un peu perdue, mais c’est tout le piquant et le charme des récits d’enquête.

En bref,

Un petit coup de cœur pour ce deuxième tome. J’adore la plume de l’auteur, très rythmée et avec beaucoup d’humour, et je pense bien continuer à le lire. Comme d’habitude, l’intrigue est super bien menée, même si pour cela l’auteur fait pester le lecteur.

Ma note : 5/5

 

Challenges :

La reine du Tearling, tome 1

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La reine du Tearling, tome 1

 

Auteur : Erika Johansen

 

Editions JC Lattès

 

Paru en 2016

 

Genre : Fantasy

 

 

J’ai lu un livre entré récemment dans ma PAL. Même très récemment puisque c’était le plus récent comme me l’imposait le challenge consignes. Et bonne pioche, j’avais vraiment très envie de le lire! Je l’ai rangé dans le genre fantasy, mais euh… Si je devais le décrire, ce serait de la fantasy médiévale science-fiction post-apocalyptique… Oui, étrange! Très étrange!

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.
Erika Johansen nous entraîne dans une épopée flamboyante où une jeune princesse insoumise devra lutter pour monter sur le trône.

Le début de ce roman m’a fortement déboussolé. Avant que Kelsea n’arrive enfin au Donjon (soit une centaine de pages), Kelsea ne cesse de poser des questions, sans voir aucune réponse. Je suppose que l’auteur a voulu, par ce biais, faire monter la tension. Mais franchement, cela m’a un peu agacée. J’avais plutôt l’impression de pédaler dans la semoule. Par contre, par la suite, il y a énormément d’actions, donc on ne s’ennuie plus du tout jusqu’au final où il y a une grosse bataille, spectaculaire avec plein d’effets spéciaux (bon d’accord, ça ne se dit pas vraiment pour un livre, mais vous comprenez l’idée). Bon manque de bol, moi cela ne me fait ni chaud, ni froid. Je préfère les retournements de situation un peu plus fins et retors… Mais soit, pourquoi pas… Et cela amène des perspectives intéressantes pour le développement du personnage de Kelsea pour la suite de la saga.

Les personnages sont sympathiques. J’ai bien aimé Kelsea, qui n’est pas exempte de défauts. C’est une héroïne avec des idées fortes, même si elle est impulsive et pas forte physiquement. J’ai aussi apprécié certains personnages secondaires, j’attends que Erika Johansen les développe un peu plus. Pour l’instant, ils sont juste tous très mystérieux, mais à la longue, tous ces mystères m’ont plutôt agacés. J’ai l’impression de n’avoir eu aucune clef de compréhension et j’ai terminé le roman dans le brouillard complet.

D’autant plus que le background étrange n’apporte pas grand chose (si ce n’est la possibilité pour l’auteur d’utiliser d’utiliser des termes modernes et faire référence à des technologies avancées). Ah oui, je ne vous ai pas décrit le background : l’humanité a fait face à une espèce d’apocalypse, ils sont tous monté sur un gros bateau, en embarquant peu de matériel et ont atterri sur de nouvelles terres où ils ont fondé le Tearling. Mais comme les terres ne regorgent pas de beaucoup de matériaux de base, en gros, tout le monde est retombé à l’époque moyen-âgeuse… Voilà, voilà… Ce background me parait très obscur. Je ne comprends pas pourquoi avoir opté pour une monarchie, pourquoi le pays n’est pas plus développé (notamment parce que les connaissances et le savoir-faire, ils ne peuvent pas les avoir laissé derrière eux)… Bref, c’est une thèse comme une autre, mais il me faut plus d’explications pour que je puisse la juger possible et je suis très curieuse d’en apprendre plus sur les idées de l’autrice.

J’ai quand même aimé beaucoup de choses dans ce roman. Tout d’abord, la plume d’Erika Johansen, qui n’a rien d’exceptionnelle mais qui se lit bien. J’ai aussi aimé les thématiques abordées : l’importance de l’éducation, de la culture, la lutte contre les abus de pouvoirs, de l’esclavagisme, etc. Bon après, tout cela n’a pu être que survolé, mais j’ai vraiment hâte de voir quels leviers Kelsea va utiliser pour redresser la barre au niveau de son royaume. En fait, l’aspect politique et social me donne vraiment envie de découvrir la suite, mais du coup, j’en attends énormément! Bien plus que ce que l’autrice donne dans son texte pour le moment.

En bref,

J’ai bien aimé ce premier tome, mais je trouve que l’autrice a mis en place trop de mystères et ne répond à aucune des questions que le lecteur peut se poser. Je pense qu’elle a beaucoup d’idées, mais tout ceci m’a l’air très brouillon dans le premier tome. J’attends vraiment énormément de la suite autant sur le plan du développement des personnages, de l’explication de l’histoire du Tearling, mais aussi de la mise en place de la nouvelle politique.

Ma note : 3/5

Téméraire, tome 1 : Les dragons de sa majesté

Téméraire, tome 1 : Les dragons de sa majesté

Auteur : Naomi Novik

Editions France Loisirs

Paru en 2007

Genre : Fantasy

 

Ce livre m’a été imposé par ma binômette et j’en ai été ravie! Il faut savoir que j’ai quasiment toute la saga dans ma bibliothèque et que j’ai lu les deux premiers tomes il y a fort longtemps. Mes lectures avaient été bonnes mais sans plus et j’avais délaissé cette saga au profit d’autres romans. Ceci dit, cela fait un moment que je voulais m’y remettre, en recommençant du tome 1 pour repartir sur de bonnes bases. L’ouverture de ce livre ne s’est pas fait sans appréhension. J’avais peur d’avoir de nouveau une lecture mitigée qui ne me donne pas envie de lire la suite. Mais cela n’a pas du tout été le cas! Je pense même que j’ai bien plus apprécié qu’à l’époque!!

Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie.
Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un œuf de dragon très rare. Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n’est pas tout à fait comme les autres… Ainsi commence l’histoire d’une amitié indéfectible entre le fabuleux dragon Téméraire et son jeune pilote. Ensemble, ils vont devoir apprendre les tactiques périlleuses de la guerre aérienne.
Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Laurence et Téméraire se préparent à subir leur baptême du feu !

Le moment du bilan est arrivé : J’ai adoré ce roman, même si ce n’est pas un coup de cœur. Alors, pourquoi cela n’a-t-il pas autant matché lors de la première lecture? Je pensais que le côté historique me gênerait, mais en fait pas du tout. Il y a un peu de vocabulaire technique sur la navale, mais ce n’est pas très gênant et j’ai pu passé outre assez rapidement. Par contre, le personnage de Laurence parait très froid avec son côté « sens de l’honneur et du devoir » et j’ai eu du mal à m’attacher à lui. La plupart des personnages secondaires sont aussi peu développés donc, de même, pas beaucoup d’attaches de ce côté-là.

Ce qui a vraiment contrebalancer ce petit côté négatif, c’est la relation entre Laurence et Téméraire. Téméraire est un dragon hyper intelligent, mais qui est vierge de tout code moral. Ce qui l’importe plus que tout, ce sont les liens qu’il créée avec les humains et les autres dragons et il remet sans cesse en question les valeurs de Laurence. Qu’est-ce que c’est l’honneur? Pourquoi agir selon des lois et le devoir? Après tout, pourquoi n’agirait-on pas, tout simplement pour protéger ceux qu’on aime? Ces réflexions sont très intéressantes, surtout dans un contexte militaire dans lequel les agissements des humains est régit par des ordres provenant d’une hiérarchie, parfois lointaine, par devoir envers la patrie.

J’ai vraiment apprécié l’idée d’intégrer les dragons dans la stratégie militaire de l’époque. Naomi Novik ne manque pas d’idée pour le développement des stratégies militaires avec une unité de dragon. J’ai adoré découvert les différents type de dragons et de comprendre comment elle a imaginé leur rôle en fonction de leurs caractéristiques.

En bref,

J’ai beaucoup apprécié ce livre. L’imagination de Naomi Novik m’a charmé. La relation entre les dragons et les humains et la remise en question de la notion de devoir et de droit étaient très intéressantes. Je regrette juste un peu la froideur des personnages qui m’ont empêché de m’attacher à eux.

Ma note : 4/5

Les épées de glace

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Les épées de glace

 Auteur : Olivier Gay

 Editions Bragelonne

 Première parution en 2015

 Genre : Fantasy

L’intégrale des épées de glace est tellement belle et tellement aimée que je pensais adorer du premier coup. Mais j’ai dû diviser ma lecture en deux car je piétinais dans ma lecture. Pourtant, l’écriture d’Olivier Gay est très sympa et j’aurais pu apprécier me laisser emportée dans ce récit, si un petit truc ne m’avait pas chiffonné tout du long… Dommage!

« Lorsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père.
Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur cœur, ils décident de se rendre dans le Nord annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.

Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage, s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria.

Car, désormais, l’Empire va trembler»

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Rigante, tome 2

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Le Faucon de Minuit, tome 2

 Auteur : David Gemmell

 Editions Bragelonne

 Paru en 2005

 Genre : Fantasy

 

Et voici le premier roman lu dans le cadre du mois de la Fantasy. Je vous avais fait une belle PAL et pour le premier livre, j’ai pioché dedans. Mais vous allez voir que par la suite, cela devient un peu n’importe quoi et que je n’ai pas du tout suivi ma PAL initiale (oui, honte à moi, mais tant que je me fais plaisir, est-ce si grave??). J’ai mis du temps à finir ce roman… Faute de temps? Manque d’envie? Je ne sais pas trop comment j’ai fait mon compte, mais ce n’est pas plus mal, car j’ai adoré ma lecture et cela m’a donc permis de passer un peu plus de temps aux côtés de Bane. Lire la suite

La geste d’Alban, tome 1 : L’enfant-monstre

La geste d’Alban, tome 1 : L’enfant-monstre

Auteur : Jean-Luc Marcastel

Editions Nouvel Angle

Paru en 2011

Genre : Jeunesse, Fantasy

C’est ma petite binômette TheHermit qui m’a choisi ce livre fort sympathique pour m’aider à avancer sur ma découverte des auteurs présents à Trolls et Légende (oui, le festival est passé, mais j’ai pris un peu de retard sur l’écriture de mes chroniques)! Je n’étais pas spécialement attirée par la couverture, mais ça, c’était avant que je l’ai entre les mains! La couverture est juste superbe avec une diversité de texture et de relief fort sympathique. Et le dessin est vraiment très joli. Et l’illustrateur Jean-Matthias Xavier en réserve pas mal DANS le livre. Ils sont tous sublimes, mais mes préférés sont ceux qui illustrent les Bestes. Si vous êtes curieux, je vous invite fortement à aller voir son blog qui présente un peu son travail, vous serez charmés à coup sûr!

Les Maljours s’achèvent à peine, la lumière caresse timidement les terres d’Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes
en un combat sans merci. C’est en cet âge sombre que nait Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens après la mort de son père, il va, toujours masqué pour dissimuler son visage aux autres hommes…
Alban deviendra pourtant le plus fameux des Traquebestes de son temps, un héros dont le nom restera, dans tous les cœurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d’épreuves terribles, de violence et de merveilles, il rencontrera l’amitié et peut être l’amour, la trahison et le vrai visage du mal qui se répand sur les Terres d’Oc, pour enfin trouver son combat et tailler sa place en ce monde.

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Victorian Fantasy, tome 1 : Dentelle & nécromancie

Victorian fantasy, tome 1 : Dentelle & nécromancie

Auteur : Georgia Caldera

Editions J’ai lu

Paru en 2014

Genre : Fantasy

 

J’ai ouvert ce livre afin de découvrir la plume de Georgia Caldera. Oui, oui, mon petit challenge personnel qui consiste à lire le plus de livres possible d’auteurs présents au festival Trolls & Légendes est toujours en cours. Le jour où j’écris cette chronique, il reste environ 15 jours pour découvrir d’autres auteurs présents au festival. Alors certes, je ne pourrais pas lire TOUS les livres que je souhaite et que j’ai acheté pour l’occasion (tristesse). En tout cas, je suis contente d’avoir lu celui-là surtout que c’est un petit pavé et que j’ai eu peu de temps pour lire ces derniers temps. Lors de cette lecture, j’ai vu du bon et du moins bon. J’ai donc un avis mitigé, même si la fin de cette histoire m’incite à continuer ma lecture sur le second tome.

D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Andraste vit dissimulée aux yeux du monde. Son univers restreint ressemble à s’y méprendre à une cage dorée, elle qui ne rêve que de s’envoler. Car, au Coven Coldfield – manoir de construction ancienne où résident toutes les femmes de la famille ayant la chance de posséder quelque pouvoir – aucune âme, à l’exception de sa dirigeante, leur très redoutée grand-mère, n’a le droit de choisir son destin. C’est alors qu’une invitation de la main même de la Reine lui est spécifiquement adressée et vient bousculer les plans de la matriarche. Malheureusement, une requête royale ne se refuse pas… à moins de souhaiter perdre la tête.

Résumé alléchant n’est-ce pas? Et l’intrigue de fond est vraiment très mystérieuse et intéressante. C’est en vérité ce qui m’aura fait tenir jusqu’au bout du roman. Il y a des milliers de questions qui se soulèvent au fur et à mesure de la lecture. Les premières étant : Pourquoi Andraste vivait cachée? Pourquoi sa famille semble contre le fait qu’elle soit invitée à la cour? Pourquoi la reine a souhaité sa présence au palais alors qu’elle ressemble fort à une potiche sans intérêt (oui je maintiens, une potiche sans intérêt)? Et plus les pages se tournent, plus le mystère entourant Andraste s’épaissit et devient confus. Et à la fin du premier tome, je n’ai pas encore eu toutes les réponses à mes questions alors, oui, je veux lire la suite.

Par contre, ce roman est bourré de défauts, à mon sens. Tout d’abord, la relation entre Thadeus et Andraste est tellement ennuyeuse et irritante!!!!!!! Et l’histoire se centre uniquement sur ce point là durant une grosse bonne moitié de roman. J’en avais ras-le-bol à la fin de ces « je t’aime, moi non plus », les crises de la petite princesse et Thadeus qui n’est pas foutu d’ouvrir sa bouche (ce qui est plutôt inhabituel vu son caractère) pour mettre les pieds dans le plat. Non mais franchement, s’il avait dès le début exprimer ses soupçons envers Andraste, cela nous aurait épargné de les voir se crêper le chignon. Bon et puis question histoire d’amour, on a fait plus romantique ou plus original. D’ailleurs, je ne suis pas sûre que le terme « histoire d’amour » soit très juste… Là dessus, croyez-moi, l’auteur m’a passablement irritée. Car si l’idée était de tomber dans le trip dominant-dominé (qui déjà n’est pas vraiment ma tasse de thé à la base), elle aurait pu le faire avec plus de classe, moins de manipulation, de chantage et de violence. Et vu la tournure que ça prend à la fin du livre, je dis non, non, non! Les livres sont là aussi pour transmettre des valeurs et l’irrespect de la femme, la violence et la contrainte ne devraient jamais être mis en avant comme ça…

Bref, maintenant que mon coup de gueule est passé, j’en viens aux personnages. Thadeus est détestable, vous l’aurez compris. Et ce n’est pas son passé de malheureux, ni même son futur sombre qui me le fait prendre en pitié. Heureusement qu’il montre un peu de remords et de douceur à la fin du livre. Je n’attends pas des personnages parfaits, au contraire, j’aime quand ils ont un côté sombre. Mais là ça serait bien que Thadeus évolue un petit peu dans le bon sens pour me le faire aimer. Quant à Andraste, elle m’irrite : elle parle beaucoup « blablablas je suis une femme forte et indépendante », mais jamais elle n’agit en ce sens. Elle se fait mener par le bout du nez. Du coup elle ressemble plus à une petite fille qui fait des caprices. Vers la fin du livre, elle commence à prendre le bon chemin et à ENFIN prendre des décisions toute seule. OUF! Bon et puis, j’ai été très déçue que les personnages secondaires ne soient pas plus développés! Scott, Augustin, la reine Victoria, Ruth,… Je ne sais pas pourquoi l’auteur les a introduit pour qu’ils servent si peu dans le récit.

Par contre, au niveau de l’univers présenté, je suis très curieuse d’en découvrir davantage. C’est très prometteur. Et si certains lecteurs ont été frustrés de ne pas en savoir plus dans le premier tome, je trouve ça plutôt cohérent avec le fait qu’Andraste ne connaisse rien du monde et ne puisse pas sortir dehors. Je suppose que tout cela sera développé un petit peu plus dans les tomes suivants, puisqu’elle a acquis un peu d’indépendance à la fin du tome 1. La plume de Georgia Caldera est aussi très agréable. Cela se lit très facilement, j’ai tourné les pages sans s’en rendre compte même si l’histoire présentée dans la première partie du roman m’a agacé.

En bref,

J’ai bien aimé ce livre, mais sans plus. Je vais tout de même attendre de découvrir le deuxième tome qui est sorti très récemment. En effet, si l’histoire du tome 1 m’a plus agacée qu’autre chose (surtout lors de la première partie du roman), l’univers est très prometteur et l’intrigue de fond me plait énormément.

Ma note : 3/5