Le roi des fougères

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Le roi des fougères

 Auteur : Jean Anglade

 Editions France Loisirs

 Première parution en 1996

 Genre : Aventure, Terroir

J’ai trouvé ce petit livre dans une boîte aux livres. La couverture et la petitesse du livre m’ont intrigué. J’ai sauté sur l’occasion de le lire alors que je patinais dans ma lecture du moment, juste pour avoir la sensation d’avancer réellement. Le bilan est plutôt mitigé.

Zébédée, 10 ans, est très fier de son père, martiniquais, conducteur du tramway qui relie Montferrand à Royat. Lorsqu’un inspecteur de la Compagnie reproche son alcoolisme à ce père qu’il admire, l’enfant humilié, fuit en direction du Puy de Dôme. Recueilli par un marginal solitaire qui vit dans une caverne et se prétend « le roi des fougères », l’enfant découvre la liberté et la fantaisie…

C’est un petit conte, donc c’est vrai qu’on ne doit pas trop en demander. Cependant, il m’a manqué quelques petites explications qui m’auraient peut-être permis de comprendre là où voulait nous emmener l’auteur. Le personnage de Zébédée est plutôt touchant, mais les autres personnages sont assez peu exploités. Peut-être est-ce voulu, car on vit l’histoire par les yeux d’un petit garçon de 10 ans. Ceci dit, il m’a manqué un peu de nuances, j’ai trouvé tout un peu trop factuel.

Le conte est plutôt joli et permet au lecteur adulte de mieux comprendre les attentes d’un petit garçon. Il a besoin de rêver, d’imaginer et de croire. C’est ce qu’offre ce roi des fougères : une vie en marge ou tout n’est que découvertes et aventures. Alors, certes, Zébédée passera par quelques déceptions, mais il reste persuadé que la vie dans sa famille n’a rien d’enviable. Vivre avec le Roi des fougères, c’est un peu se soustraire à la réalité qu’il a entraperçu lorsqu’il a vu les défauts de son père. A 10 ans, Zébédée sort de son beau monde d’enfant pour entrer dans  un monde bien plus réel et concret et cela fait peur. J’ai aimé ce que l’auteur a raconté, mais je trouve qu’il manque un peu de développement sur la fin qui l’a rendrait moins triste et ajouterai de l’espoir aux enfants qui pourrait lire ce petit livre.

En bref,

J’ai aimé le Roi des fougères qui m’a transporté dans la peau d’un enfant de 10 ans l’espace de 90 pages. Par contre, je trouve la morale triste et les personnages ont manqué de reliefs à mon goût. J’aurais aussi aimé plus d’explications, même si le parti pris de l’auteur de nous faire vivre l’histoire à travers Zébédée l’a empêché d’en ajouter.

Ma note : 3/5

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Le pont des espions

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Réalisé par Steven Spielberg

Sortie le 2 Décembre 2015

Durée : 2H12

Avec Tom Hanks, Mark Rylance, Scott Sheperd,…

Genre : Thriller

Nationalité : Américaine

 

Pour le film de mardi dernier, nous n’y avons pas réfléchi à deux fois ! Je suis une grande fana de Tom Hanks qui est, à mon goût, un des meilleurs acteurs que je connaisse (oui rien que ça). Il sublime tous les films dans lesquels il joue. Il sait faire tous les types de rôles (gentil, méchant, ambigu, drôle, dramatique,…) et n’est ridicule dans aucun costume. Bref, j’y allais grandement pour l’acteur, et le nom de Steven Spielberg ne faisant aucunement tache dans le décor, il n’a pas été très difficile de convaincre l’homme qui me sert de mari. Et pourtant, pourtant, en lisant simplement le synopsis je ne suis pas sûre de m’être tournée vers ce film. Je n’apprécie pas beaucoup les films d’espionnage, ni les films noirs. Comme quoi, merci Tom Hanks de m’avoir poussé à aller voir ce petit bijou dont les images vont me hanter encore très longtemps!!!

Nous nous retrouvons donc plongé en pleine guerre froide. Les américains et les russes sont deux grandes puissances qui ne s’apprécient guère, mais qui ne peuvent pas se taper ouvertement dessus de peur de réduire le monde à néant à coup de bombes atomiques. Du coup, pour garder les forces à l’équilibre ils s’entre-espionnent et se livre à une vraie guerre du renseignement. James Donovan (Tom Hanks) est un avocat qui travaille principalement sur des affaires d’assurance, mais ayant participé au procès de  Nuremberg, son cabinet le trouve parfait pour défendre un espion russe. La première partie du film tourne autour de ce procès. La deuxième partie du film (et je ne spoile rien, c’est dans la bande-annonce) tourne elle dans un échange d’espions. Oui car en fait on va lui demander de négocier la récupération d’un espion américain tombé aux mains des russes contre la libération de son client russe. Oui, lui, simple avocat de Brooklyn. Il va donc se rendre en pleine RDA pour essayer d’accomplir cette mission très spéciale.

Dès que le film démarre, une ambiance étrange s’installe. Les logos des différents financeurs  défilent dans le silence le plus complet. A se demander s’ils ont oublié le son. Puis quand le film démarre, les sons d’ambiance commencent à apparaître, faiblement puis de plus en plus fort. Avant d’entendre une seule parole, il faut attendre plusieurs minutes et ce ne sont que des phrases de contexte. Les premières vraies paroles n’arrivent que plus tard. Je n’ai pas compté le temps qu’il faut attendre avant d’avoir une parole, mais c’est long! Très long! Là, on nous pose le cadre direct : ce qui important, ce ne sont pas ce que les personnages disent, ce qui est réellement important, ce sont les images, c’est la tension qui se dégage des situations et en effet, durant tout le film cette atmosphère de tension est bien ce qui ressort le plus. Ce que l’on voit à travers ce film, c’est le climat social et politique de l’époque. Bien sûr, le personnage principal on s’y attache, mais ce n’est pas son histoire individuelle qui est réellement importante, mais bien tout ce qui se déroule autour de lui et les enjeux qui sont derrière tout ça (et qui le dépassent de loin!). 

Alors certes, on parle tout le long du film de l’espionnage. Mais la trame de fond, la guerre froide, le mur de Berlin, les horreurs commises, les tensions politiques, prend très régulièrement le pas sur l’histoire principale. En fait, l’histoire de ces deux espions n’est traité que comme un élément parmi d’autres du contexte historique de l’époque. Et même la conclusion du film va en ce sens avec un sourire qui disparait (ceux qui l’ont vu comprendront de quoi je parle). J’ai été émue à de nombreux moments. Le côté thriller est aussi très bien exploité. Jusqu’au bout, mais alors vraiment jusqu’au bout, je ne savais pas comment ça allait se terminer. Pour conclure sur la description (très confuse) de ce que j’ai pu ressentir vis -à-vis de cette histoire, je dirais simplement que le scénario nous a complément emporté et nous n’avons pas vu passé les 2H12 de film! C’était extra!

Le soin apporté aux images était aussi absolument parfait! De nombreux plans nous mettait dans les chaussures de personnages : ils nous rendaient mal à l’aise, combattants, effrayés,… Et d’ailleurs le dernier plan avant l’épilogue sera imprimé pendant longtemps sur ma rétine. Je trouve qu’il résume le film à la perfection! Je vous laisse le découvrir avec le même plaisir que moi!

En bref,

J’ai vraiment adoré ce film. Et je dirais même que j’ai tout adoré de ce film ! Les acteurs sont excellents, l’atmosphère du film est très bien faite, les images sont belles, l’histoire est prenante,… Que des bons points pour ce film que je vous recommande chaudement! Pour moi c’est un véritable coup de cœur!

Ma note : 5/5

Le voyage d’Arlo

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Réalisé par Peter Sohn

Sortie le 25 Novembre 2015

Durée : 1H34

Avec Jean-Baptiste Charles, Olivia Bonamy, Xavier Fagnon,…

Genre : Animation, Aventure

Nationalité : Américaine

 

C’est bien simple, je ne manque AUCUN film d’animation Disney/Pixar qui sort à la période de Noël. J’adore ça, cela fait renaître en moi l’âme d’enfant (qui n’est jamais perdu très loin ceci dit). Les anti-Disney n’aiment pas le trop plein de bons sentiments, mais moi j’aime. Cela ne peut pas faire de mal. Les morales sont toujours un peu les mêmes d’un film à l’autre, mais ce n’est pas vraiment ça qui m’intéresse. J’aime le tout plein de mignonitude, les personnages hyper attachants, le fait de savoir que ça se terminera forcément bien : ça fait du bien au moral! Voilà pourquoi Le Voyage d’Arlo était un passage obligé pour Mardi dernier. Une petite déception, car celui-ci reste un Disney/Pixar moyen, ni vraiment original, ni vraiment touchant… Bref, cela tranche avec Vice-Versa que j’avais adoré!

L’histoire démarre sur un postulat très original : la comète qui devait mener à l’extinction des dinosaures loupe la Terre. Les dinosaures vont alors évoluer au cours des millions d’années, vont développer une société proche des êtres humains. On va suivre le plus jeune fils d’une famille de Diplodocus – cultivateurs de maïs qui s’appelle Arlo. Il n’est pas vraiment doué pour les travaux de « la ferme » et en plus, il est trouillard. Suite à un accident, il va se retrouver loin de chez lui et va devoir rentrer chez lui, par ses propres moyens. Il rencontre alors un petit homme encore à son tout premier stade d’évolution. Il vont donc tenter de trouver le chemin de la maison d’Arlo ensemble, avec toutes les différences de caractère et de culture qui les opposent.

 Le film commence en présentant la famille Dino. Déjà, là, je commence à m’ennuyer car je ne trouve pas les personnages charismatiques du tout et encore moins le héro. Par contre, j’aime la manière de les présenter en train de travailler le sol et le contraste avec le petit homme sauvageon. L’autre personnage principal, le petit bonhomme devient très touchant à partir de la moitié du film, mais il fait plutôt office « d’animal de compagnie » au Dino et on ne peut pas vraiment s’identifier à lui non plus. Bref, sur ce coup-là, je trouve ça dommage. Car les enfants (petits et grands d’ailleurs) ont besoin soit d’admirer, soit de s’identifier aux personnages et je ne trouve aucun personnage qui puisse soutenir le rôle.

Au niveau de l’histoire, c’est aussi une déception. Si je trouve originale la situation de départ, on se retrouve dans un schéma classique vu, revu et re-revu : le voyage initiatique. C’est quasiment un copier-coller de Roi Lion ou de Frère des Ours, mais en moins intéressant puisque les personnages sont moins charismatiques. 

Ce que j’ai aimé par contre, ce sont « les bestioles » pour lesquelles il y a un vrai travail de création. Les petits hamsters, l’espèce de raton laveur, les différents dino… Je trouve qu’ils ont évité les copier-coller d’animaux existants et d’y injecter une part d’originalité. Et forcément, moi, j’ai fait le plein de mignonitude (même si le devenir du truc qui ressemble à un raton-laveur en 1000x plus choupinou est assez insoutenable et violent)!!!

En bref,

J’ai regardé ce film comme on regarde un dessin animé lambda. Je ne le conseillerais pas comme film d’animation à absolument regarder. Par contre j’ai été vraiment touchée à certains moments (à me mettre les larmes aux yeux), donc tout n’est pas à jeter. Et le seul petit qui était avec nous dans la salle (oui le mardi soir, il n’y a pas beaucoup d’enfants au cinéma) était vraiment A FOND dedans!!!! Du coup, je pense que lui a vraiment beaucoup apprécié et au fond, c’est le principal.

Ma note : 3/5

Hunger Games – La révolte : partie 2

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Réalisé par Francis Lawrence

Sortie le 18 Novembre 2015

Durée : 2H17

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth,…

Genre : Aventure, Science-fiction

Nationalité : Américain

 

La semaine dernière, je suis allée voir le film (longue inspiration) Hunger Games – la révolte : partie 2 (ouf c’est long comme titre). J’étais un petit peu anxieuse car j’ai vu tous les films Hunger Games, mais la partie 1 de la révolte était tombé dans les limbes de l’oubli. Je me souviens de quelques images, que je n’appréciais pas forcément les nouveaux personnages, mais surtout que je m’étais ennuyée et que j’étais sortie de la salle déçue. Et pourtant, j’avais adoré le 1er, beaucoup aimé le 2ème et après avoir regardé autant d’heures de films, il fallait absolument aller voir le dénouement! Malgré tout, ma méconnaissance de la partie 1 ne m’a gêné en rien pour la compréhension de la 2ème partie, comme quoi, à se demander si ça valait vraiment la peine de scinder en deux le bouquin! En tout cas, ce film est celui qui m’a donné le plus envie de découvrir les livres (oui, je ne les ai pas lu) et peut-être y porterais-je un jour mon dévolu.

Je fais habituellement un petit résumé, mais pour éviter tout spoil, je vais me contenter de rappeler les bases de l’univers de Suzanne Collins. On suit l’histoire de Katniss Everdeen qui vit dans un monde vraiment, vraiment pourri! Oui, c’est une dystopie (le contraire de l’utopie) qui est bien dessinée : un régime totalitaire « Panem » qui régit les douze districts bien distincts (et imperméables entre eux), ainsi que le Capitole. Les districts ont chacun une fonction de production attribuée, le capitole, c’est le lieu de vie des riches et des gens de pouvoir. Pour maintenir le calme, un régime de peur est maintenu grâce aux « jeux » qui ont lieu tous les ans. Comme à l’époque romaine, il s’agit simplement de mettre des combattants dans une arène pour un combat à mort. Sauf que dans le monde de Katniss, les gladiateurs sont des adolescents tirés au sort (deux par districts) et que l’arène est technologiquement avancée et dissimule de nombreux pièges mortels. Katniss va se porter volontaire à la place de sa petite sœur et va être accompagnée par Peeta. Katniss va alors devoir se battre pour sa survie et se rebeller contre le système.

Donc bien sûr, tout ça est le pitch de base, beaucoup de choses se sont passés entre le début du premier film et la deuxième partie du troisième film (oui c’est galère comme découpage). Je pense ne pas beaucoup spoiler en disant qu’il y a une révolte et la guerre entre les rebelles et Panem (c’est écrit dans le titre). Ce que je retiendrai de ce film, c’est avant tout un rythme bien maîtrisé. Il y a beaucoup d’action, mais aussi des temps suspendus qui permettent de faire monter la tension et le suspens. Les images sont très belles et bien mises en scène pour nous faire ressentir toute l’horreur de la guerre. De ce côté-ci, le spectateur ne sera pas épargné. La violence des images n’est pas montrée de manière démesurée mais de façon juste. Les horreurs mises en scène, c’est malheureusement ce qu’on peut trouver dans toutes les guerres. La seule chose qui diffère du monde réelle est ce goût pour la perversité des pièges et la mise en scène de la mort. Les deux camps se livrent à une vraie bataille d’image dans laquelle Katniss est bien malgré elle embarquée. Symbole de liberté pour les rebelles, cible à abattre pour Panem… La pauvre n’aura pas beaucoup de répit.

L’histoire en elle-même n’est pas hyper originale, c’est le monde dans lequel elle prend place qui a son intérêt. Mais ce que j’ai particulièrement apprécié c’est l’évolution des personnages et surtout de l’héroïne! Beaucoup de personnes regrettent que le film ne s’attarde pas sur les personnages morts. Mais moi, cela me parait tout à fait logique. Katniss, à force d’être manipulée et de voir (et subir) des horreurs en perd une part d’humanité. C’est une chose que l’on ressent très bien au fur et à mesure des films. Donc effectivement, dans ce quatrième film, pas de larmoiement même si c’est dur pour les spectateurs qui voient partir des personnages appréciés de manière brutale. D’autres personnages introduits lors de ce film ne servent à rien d’autre qu’être de la chair à canon. Ils ne sont pas du tout développés, mais ce n’est pas gênant, car il n’apporte pas énormément à l’histoire si ce n’est d’amplifier cette sensation que dans une guerre, personne n’est à l’abri.

Quant au dénouement, il n’est pas à la hauteur de la phrase marquée en haut de l’affiche. Je m’étais tout à fait bien préparer à cette fin puisque j’avais deviné en avance ce qui allait se dérouler. Cependant, je trouve qu’elle est tout à fait juste. L’épilogue me convient également. Elle est joyeuse, mais pas trop ce qui me parait tout à fait réaliste par rapport aux personnages et à ce qu’ils ont vécu.

En bref,

J’ai beaucoup aimé ce film! Je lui mettrais bien la note de 5/5, mais une chose me dérange vraiment au plus haut point : quelle est cette nouvelle mode de scinder les derniers tomes en deux pour en faire deux films? J’ai trouvé la première partie ennuyante et dans cette deuxième partie, certaines choses auraient pu aussi être passées plus rapidement. Je pense qu’il était tout à fait jouable de faire un seul film. Bien sûr, tout le livre n’aurait pas été traduit à l’écran, mais c’est le jeu de l‘adaptation. En fait, j’ai souvent l’impression de me faire avoir dans ces cas-là. Est-ce une stratégie commerciale ? C’est ce que j’ai ressenti pour Bilbo Le Hobbit, pour Hunger Games et je suis sûre que d’autres films viendront! Ceci dit, si on en revient à ce film-ci, je le trouve réussi, les acteurs sont convaincants et l’action m’a emporée.

Ma note : 4/5

007 Spectre

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Réalisé par Sam Mendes

Sortie le 11 Novembre 2015

Durée : 2H30

Avec Daniel Craig, Christopher Waltz, Léa Seydoux…

Genre : Action, Espionnage

Nationalité : Français

 

Pour le film de la semaine dernière, je me suis laissée tentée par James Bond. Je ne suis pas une fanatique du genre mais j’avais beaucoup apprécié Skyfall, alors pourquoi pas celui-là? Malheureusement, pour moi, ça a été une déception.

Le film commençait bien: le long plan séquence impressionnant (ils ont triché c’est pas possible autrement!) qui nous fait rentrer directement dans l’atmosphère 007. La jeune femme, l’échange de coups de feu, la classe (oui, trop classe sa petite ballade sur les toits) et le flegme britannique… Tous les ingrédients de James Bond!
D’ailleurs je ne sais pas exactement où le film a péché. Le film est beau, les acteurs sont bons, il y a de nombreuses scènes d’action… Mais je me suis vraiment ennuyée!!! Les scènes d’action sont trop longues et ennuyeuses, les personnages pas du tout développés, le méchant, pas méchant (je suis du genre à penser que toute l’action repose sur un méchant très méchant. En fait, tout repose pour lui!)… Chérichéri m’a secoué au milieu du film parce qu’il croyait que je m’endormais et j’aurais très bien pu! Je suis totalement passé a côté de ce film. Je pense que le film est trop long (2h30 c’est énorme!) pour ce qu’il raconte.

En bref,

Je ne recommande pas ce film. A moins que vous ayez du temps à perdre… Ou que vous souhaitiez de voir des jolies images un après-midi d’ennui. Bon, j’exagère un peu, peut-être que les afficionados du genre apprécieront plus que moi. Sur la forme je ne trouve rien à y redire, mais sur le fond j’ai trouvé ça plat et inintéressant.  Donc pour moi, ce fut une mauvaise surprise…

Ma note: 1/5

Nous trois ou rien

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Réalisé par Kheiron

Sortie le 4 Novembre 2015

Durée : 1H43

Avec Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou Breitman,…

Genre : Comédie dramatique

Nationalité : Français

 

Il est grand temps que j’ouvre la rubrique cinéma et je suis particulièrement heureuse de le faire avec ce film. J’ai la grande chance d’aller pratiquement toutes les semaines au cinéma. Du coup, chaque mardi soir, Chérichéri et moi nous retrouvons assis face à face, les yeux dans les yeux, et vient la question fatidique : « qu’est-ce qu’on va voir ce soir? ». Parfois nos envies s’accordent parfaitement, mais régulièrement (même très régulièrement), les arguments fusent jusqu’à ce qu’un d’entre nous rende les armes. Ce soir là, Chérichéri a rendu les armes assez rapidement. Je ne sais pas si l’argument « mais c’est Kheiron qui l’a réalisé! Mais si! Tu sais, le mec de Bref! Non pas le chauve l’homme légèrement dégarni, l’autre… » qui l’a touché ou mes yeux de cockers « j’ai raté Pan alors que j’avais vraiment vraiment vraiment envie de le voir! ». Toujours est-il qu’il a dit ok pour Nous trois ou rien et qu’il en est ressorti ravi !

Il est difficile de résumé ce film sans en dévoiler le contenu (fort riche). Globalement, c’est l’histoire (vraie) de Hibat qui est en désaccord avec la politique dictatoriale du Shah d’Iran et qui va avoir quelques ennuis à cause de ses idées. Et voilà tout ce que je peux dire… Oui, c’est vraiment pas grand chose. Retenez simplement que la vie d’Hibat et de Fereshteh, sa compagne, est remplie de péripéties et que ce film est imprégné de tendresse et d’humour, malgré le fond dramatique de l’histoire. Alors croyez-moi, on ne s’ennuie pas une seconde lorsqu’on regarde ce film.

En ressortant de la salle, j’avais une drôle d’impression. J’avais complétement perdu la notion du temps, tant j’avais l’impression d’avoir vu plusieurs histoires à l’affilée. Je comprend donc ceux qui reprochent au film d’être trop brouillon. Il est vrai que le film présente deux parties bien distinctes qui correspondent à deux pans de l’histoire d’Hibat et Fereshteh dans lesquels ils n’avaient pas les mêmes objectifs de vie. On aurait pu imaginer faire deux films, mais je pense que malgré cette différence de narration, ils ont un seul et même discours. C’est d’ailleurs la mise en perspective de ces deux contes qui me semble terriblement touchante et inspirante.

Au niveau des acteurs, j’ai été comblé. J’ai trouvé le casting superbe. Kheiron a mis en scène des personnes connues et que j’admire : Gérard Darmon et Zabou Breitman. Et d’autres qui peu connus au cinéma mais qui ont un réel talent et qui l’ont bien démontré! Le personnage d’Hibat peut donner l’impression d’être un peu caricatural, car l’accent est mis sur son optimisme. Mais il y a des moments vrais où cette façade se fissure et que l’aspect « robot souriant » ou « saint » du personnage s’envole.

En bref,

J’ai vraiment adoré ce film. Je ne suis pas sortie indemne de ce visionnage. Pour preuve, des scènes continuent à me hanter. Des scènes drôles, mais aussi des scènes de violence et d’autres émouvantes. La rencontre entre ce film et moi a été un moment très agréable que je vais certainement renouveler!!!

Ma note : 5/5